Ibid., 8G
2. Tel est le récit d'EADiiER [Uist. novoruni, 1. V, p. 95), avant tout moine de Cantorbéry, très-iriité contre Calixte, à cause des décrets de ce pontife en faveur de l'indépendance du siège d'York.
Mais ce récit ne s'accorde guère avec le lait de la légation du fameux cardinal Pierre de Léon en Angleterre, deux ans après l'entrevue de Gisors. On peut voir, du reste, dans Eadmcr même, toutes les ruses de Henri 1" pour empêcher ce légal de comnumiquer avec les monastères et les églises pendant sa résidence en Angleterre. Le pape Calixte avait été lui-même légat en Angleterre, au commencement du règne de Henri I". 11 faut ajouter que saint Anselme lui
h capter la faveur des légats pontificaux, on voit que ces derniers n'en étaient pas moins très-redoutés. Henri osa pourtant opposer une longue résistance à Tadmission de Turstan à rarchevêché d'York; mais il se vit forcé de céder, lorsque Calixte, ayant établi par une bulle solennelle l'indépendance de cette métropole, menaça d'excommunier le roi et de déposer le primat, si, dans le délai d'un mois, Turstan n'était pas réintégré sur son siège*.
Après avoir ainsi frappé l'empereur à Reims, rétabli la paix entre les deux rois de France et d'Angleterre, et consolidé par là son autorité dans les deux royaumes, le pape vainqueur se dirigea vers Rome, qu'il n'avait pas visitée depuis son élection et où trônait encore un fantôme d'anlipape. Des inomphai ^ ^^^^g ^^g j^jpes la marchc du cbefdel'Éfflise
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en France ^^^ ^j^ véritable triompbc : de toutes parts une
en Italie. inuonibrablc affluence de fidèles se pressait sur
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Jésus-Cbrist^ Le roi de France le reconduisit jus-
aussi s'était déclaré contre toute autre légation que la sienne, comme archevêque de Cantorbéry et légat-né. [Episf. IV, 2, ad Paschal). Cette prétention anglaise de ne pas recevoir d'autre légat que leur primat était identique à celle qui surgit ])lus tard en Sicile sous le nom de Monarchia Sicilia'. Les rois de Sicile prétendaient, en verlud'un décret d'Urbain II, dont Baronius a démontré la fausseté, cire légatsnés dans leur royaume.
1. Roger DE HovKDEN, ap. Baiion., in ann. 1119, c, XIII. La bulle fut donnée à Gap le 3 mars HW. V. Tu. Stubts, AcI. Pontifie. Kburac. in Selden, Script . Aiigl., H, p. 1710.