‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 235 sur 267 · Vix · texte numérisé non relu

Vix

a manibus eoriim domino Apostolico illum cripiente. Chroii. Ursp» ann. 1121. Impétrante domino Papa. Sugeh, 1. c. Croirait-on qu'en présence de ces deux témoignages contemporains si formels de l'intervention clémente de Calixte, trois historiens jjrotestants, Li'den (t. IX, p 509), Stentzel (I, C99) et Gervais (I, 295), aient eu l'audace non-seulement de les supprimer complètement, mais encore d'attribuer exclusivement à Calixl c cl à un besoin de basse vengeance les

Calixte arrache l'antipape

LES PRÉDÉCESSEIKS DE CALIXTE 11. C05 .'lUx évêquos de France, en les invitant à remercier Dieu, avec lui, de ce qu'il avait pu briser l'idole du roi des Allemands, et déli'uire son nid diabolique. Ensuite il s'appliqua à rétablir, dans Rome et dans les environs, l'ordre, la sécurité, l'inviolabilité des offrandes ; il vengea la dignité du pontificat en détruisant^ comme il a été dit, les tours des Cencio Frangipani, par qni Gélasell avait été si indignement outragé ^

Pendant qu'il domptait ainsi le scbisme dont les conséquences avaient été si funestes en Italie % le saint-père maintenait, étendait son autorité dans les autres royaumes chrétiens, par des légats zélés, dont l'expérience lui était si précieuse dans les luttes de l'Eglise ^ Le cardinal Pierre de Léon % moine de

mauvais traitements que subit Burdin! Qu'on se figure un moirent que le pape impérialiste eût triomphé du pape catholique et fût intervenu pour sauver son rival du supplice, et qu'on se demande si les mêmes écrivains auraient ainsi représc.ité les faits ! Mais, contre l'Eglise et ses champions, le mensonge a toujours été de bonne guerre et le sera toujours. Ajoutons que ces historiens n'ont pas mêjne l'apparence d'une source contemporaine pour justifier leurs calomnies. Le seul auteur dont les expressions sembleraient impliquer une intervention du pape dans le traitement que subit Burdin, est Guillaume DE Tyr, 1. i'2, c. 8. Mais il est postérieur d'un demi-siècle, et, par conséquent, son témoignage sur ces faits ne peut avoir aucune valeur, puisqu'il prétend que Calixte vint à bout de Burdin avec le secours de l'empereur : cjus fretus auxilio !

1. GuiLL. Malmisb., De Gest.reg. Angl., 1. V. Pa>d. Pisan. ap. Mufnx., III, p. 418.

2. Domino ilaque Callisto gloriose prsesidente, et raptores Ilaliie et Apidiîc perdonante. Suger, 1. c.

3. Apostolici cLilminis securitate politus, libéra auctoritiilC; qiia

OOG LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE II. Cluny, remplit ces fonctions dans une partie de la France V.tdans les IlesBrilanniqucs, y compris môme les Orcadcs\ L'éveque Gérard d'AngouIème dut exercer la même mission dans les cinq provinces de rAqoitaineetde la Bretagne", ctConondePalestrine, depuis si longtemps le bras droit de la papauté légitime, continua d'exercer les memcsattributions dans les provinces de la France proprement dite*. Pendant ses courses apostoliques, Conon se faisait accompa gner^ par Guillaume de Champeaux, l'évequedeCha- Ions, qu'on surnommait la colonne des docteurs ^, etquiavaitété, dansles conférences avec l'empereur, la colonne de l'Église. Ils tinrent ensemble un concile* provincial à Beauvais, où fut canonisé, sur le vu d'innombrables miracles, le moine saint Arnoul, de Soissons, si longtemps légat et auxiliaire de Grégoire VII en Flandre. Guillaume de Ghampeaux mourut peu de temps après '^ ; mais cette mort n'em-

Romanum pontifîcein niti aequuin esse probatur, quatjiiaversu n pcr legatos suos iitebatur. Eadm., Hisi.novor., 1. Y, p. 99.

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