Pêne tota familia Ecclesise cum suis viribus. Ibid
2. Civitas fere tota et oinnes episcopatus abbates. Ibid. De archidiaconis et prsepositis meliores et plurimi, clerus quam plurimus. Chron. Rudal.abb. S. Trudonis in Spicilcg., II, p. G08.
5. Voy. le récit très-curieux et détaillé des épreuves de l'abbé Uo dolphe, en 1107 et en 1119, dans la Chronique de Saint-Frond ^ rédigée par lui-même, in Spicileg,, t. II, p. C8ô et sqq.
Adalbcrl,
nommé légat
par
Calixte,
organise
la résistance.
catholiques ^ Ces luttes partielles se reproduisaient dans presque toutes les contrés de l'Allemagne, avec des succès divers, et au milieu d'hésitations, de tâtonnements, qui firent espérer un moment une réconciliation entre l'empereur et les princes saxons fatigués de la guerre^ Mais le grand archevêque Adalbert, investi par Calixte des fonctions de légat, sut organiser et entretenir la résistance, entraîner, par son énergie et son éloquence % les évêques comme les princes, et imprimer à toute l'Allemagne du Nord un élan unanime contre l'empereur. D'accord avec le duc Lothaire et les autres princes saxons, l'archevêque s'occupa de faire élire canoniquement aux divers sièges vacants, et notamment à ceux de Magdebourg et de Munster, des hommes repoussés par les impérialistes à cause de leur indomptable dévouement à la liberté de l'Église, mais que le prélat s'empressait de sacrer lui-même*. Dans cette occurrence, Henri résolut
1. Act. SS. BollancL, 27 maii. On est étonné de nepas trouver un mot sur cette bulle dans les deux histoires publiées sur le pays de Liège par M. le baron de Gerlacbe et Bi. L. Polain.
2. Kous devons encore renvoyer pour le détail des luîtes et des négociations, pendant les années 1120 et 11 il, à Gervais, en faisant toutes nos réserves contre les imputations calomnieuses et dénuées de l'ombre même d'une preuve, que cet historien se plaît à porter contre Adalbert.
3. Pontilices ac principes totius Saxoniac pro utilitalibus matris Ecclesiœ fréquenter convocat... vir cloquons et primatum in Cisalpinis partibus multi firmiter tenons. Chron. Ursp., ann. 1121.
4. Litteris ac legationibus papœ roborati cathedris vacantibus ca-
LES PUÉDÉCtSSLlURS DE CALIXTE II. «il:,
de faire une dernière Icnlalive : réunissant toutes ses forces, il entreprit le siège de Mayence, comme pour étouffer, dans cette résidence métropolitaine, le foyer de résistance entretenu par Adalberl. Mais l'archevêque redoubla d'efforts. Ayant réussi à intéresser toute rAllemagne orthodoxe au salul de cette importante cité\ il accourut du fond de la Saxe, à la tète de forces très-considérables, pour la défendre. Les deux armées se trouvé- Années rcnt en présence sur les bords du Mein, a la mi- sur
. . , , ^ , TT -1 -v 1 !>• • les bords du Mein
juin ii'Jl. Henri dut reconnailre alors 1 impossi- en ntii. bilité de prolonger la lutfe : le temps était fécond en avertissements pour son orgueil. Son rival détesté, l'objet principal de sa haine, Adalbert, était là, avec la moitié de l'Allemagne rangée en bataille contre lui. Burdin, on ne l'a pas oublié, était tombé du trône pontifical où l'empereur l'avait fait asseoir. Guillaume, le fils unique du roi d'Angleterre, dont s'étaient déjà manifestées les dispositions les plus oppressives contre ses futurs sujets, avait péri, avec sa sœur et trois cents compagnons, sur un vaisseau brisé contre un écueil de la côte de Normandie au milieu de la mer la plus tranquille \ Le monde avait vu dans cette effrayante catastrophe, un
nonice paslores elegerunt quos.... Mogontino prœsule.... probabiliter el Ecclesiaslica libertate consecrari fccerunt.... contra voluntatem imperatoris restituant. Chron. Ursp., 1120-1121.
1. Ad dcfensioncm mctropolis totius Germanirc animos omnium catiiolicam ohedontiam i)roritenlium tandem excitât. Ibid.