V. le texte dans l'Appendice
LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE II. 62à fut visé, puis revêtu du grand sceau d'or par celuilà même qui avait loujours si énergiqiiement lutté contre Henri, par Frédéric, archevêque de Cologne, en sa qualité de chancelier du royaume d'Italie ^
L'écrit dressé au nom du pape était ainsi conçu : « Moi, Colixte, serviteur des serviteurs de Dieu, je « t'accorde, mon cher fils Henri, par la grâce de « Dieu empereur auguste des Romains, que les « élections des évêques et abbés qui font partie du « royaume germanique soient faites en ta présence, « sans simonie ni violence aucune, en sorte que, s'il c( arrive quelque différend entre les compétiteurs, tu (( donnes ton consentement et ta protection à qui les « mérite le plus, de l'avis du métropolitain et des « évêques comprovinciaux. Que l'élu reçoive donc « de toi les régales par le sceptre (excepté celles que « l'on sait appartenir à l'Eglise romaine), et qu'il « t'en rende les devoirs selon ton droit; que celui c( qui aura été consacré dans les autres parties de « l'empire reçoive de toi les régales par le sceptre, (c dans le délai de six mois ". Tu me porteras plainte c( et je te prêterai secours, selon le devoir de ma « charge. Je te donne une vraie paix, à toi et à