ZiEGEr.BAUEn, Hht. llll., 0. S. B. II
leurs : c'est ainsi que la Coutume de Saint-Sever fut rédigée par Suave, abbé de cette ville ^ ; celle de Lavedan, par Pierre, abbé de Saint-Savin^; celle du Bigorre par Grégoire d'Asten, abbé de Saint-Né^; et, pi us tard, celle dePoperingbe, en Flandre, par Léon, abbé de Saint-Bertin \ En diverses contrées ces injurisconsuites, tcrprètes dcs coutunaes locales intervenaient comme histûTiem la personnification vivante de la loi et de la justice ; ies cioitres. ct c'cst à cc titre que Tbieuffroy, abbé d'Ecbternacb, fut appelé des bords de la Moselle pour pacifier les troubles de la Zélande, dont les habitants se figurèrent avoir retrouvé dans le pieux jurisconsulte leur premier apôtre saint Willebrod, le fondateur d'Ecbternacb \
Les moines de la même époque recueillaient, avec non moins de zèle et de conscience que leurs devanciers, les récits de l'histoire. Aussi, n'est-ce que grâce à leurs labeurs, que nous connaissons les événements du onzième et du douzième siècle. Les chroniques de Saint-Hubert, écrites par des moines dont on ignore le nom^; celles qui furent composées à Auesberg par le moine Jean% à Bèze