AlSoël
4. Selon Stentzel, c'était remplir le précepte de l'Apôtre [unitis uxoris virum, I Tim. ni, 2). Il est fâclicux pour Burkhard et son panégyriste moderne, qu'il ait été le seul évêque de son temps, catholique ou schismatique, à interpréter le texte de l'Apôtre de celle façon.
porter la bannière à\m empereur schismalique, fut tué dans le combat; et un autre adhérent trèsactif de Henri, l'archevêque Liémar de Brème, y fut pris par le jeune comte Lothaire^ fils d'un chevalier tué à INohenburg^ pour la bonne cause, et qui commençait ainsi à quatorze ans une vie qu'il devait terminer sous la pourpre impériale, après avoir donné la paix et la liberté à l'Eglise.
Peu après cette victoire, Egbert périt assassiné par les soldats de l'abbesse de Quedlinburg, sœur de l'Empereur. La position des catholiques n'en était pas moins fâcheuse, par suite de la défection ou de l'intrusion de la plupart des évêques. Les orthodoxes n'en comptaient alors que cinq dans leurs rangs^; deux d'entre eux, Adalbéron de Wurtzbourg et Hermann de Metz, moururent en 1090 ; mais il restait Altmann de PassauetGebhard de Constance, sur qui Urbain II s'appuya principalement lorsqu'il résolut, à cette époque, d'intervenir directement dans les affaires d'Allemagne.
Gebhard était issu de la maison de Zâhringen, aussi puissante que dévouée à l'Église; il était aussi moine de Ilirschau et élève de l'abbé saint Guillaume; Urbain l'avait connu pendant sa légation et