Ap. CoLETTi, ConciL, XII
2. Duces et comités fidèles S. Pétri cum Ilenrico colloquium lialiuerunt.... quanti quidem conditionem nec ipse multuni respuit, si 1 amen lu hoc ei principes sui assentiri vellent, videlicet episcopi, qui se cum Guiberto deponendos esse non dubitaverunt.... hi ergo penitus liac vice dissuaserunt ne S. Ecclesiic reconciliaretur. Berx., /. c. — Cf. \Valtuaji., Apolog. llenr. IV, ap. Freher, Script, l, 290,
qui parlaient au nom des sainles Écritures, cl s'autorisaient des calamités dont les catlioliques étaient atteints pour essayer de gagner des âmes au schisme impériaP. C'est dans ce but que Wal- Iram, archevêque intrus de Magdebourg, écrivit au comte Louis de Thuringe une lettre où il s'étend sur les avantages de la concorde et de la charité, et où il invoque ces textes sur lesquels on a tant de fois essayé de fonder la complicité de l'Eglise avec la tyrannie et l'iniquité. « L'Apôtre dit que toute c< personne doit être soumise aux puissances soute veraines, parce qu'il n'y a point de puissance qui « ne vienne de Dieu, et que quiconque lui résiste « résiste à l'ordre de Dieu\ Cependant nos amis « disent aux femmes et au simple peuple qu'il ne faut (( pas se soumettre à la puissance royale. Veulent- « ils résister à Dieu? sont-ils plus forts que lui? <( Mais que dit le prophète ? Tous ceux qui combat- « tent contre vous, Seigneur, seront confondus, et « ceux qui vous résistent 'périront'\ Rodolphe, « Hildebrand, Egbert, et une infinité d'autres sei- « gneurs, ont résisté à l'ordre de Dieu dans la perce sonne de l'empereur Henri, et ils ont péri; ce qui '< a eu une si mauvaise fin devait avoir un mauvais « principe. » Le comte de Thuringe emprunta la
1. Ex nostro triuraplio vos domino nostro Imperatori lucrifaciamus. Epist. VValtram. ap. Dodecuin., in Pistor. Script., t. I.