avril
h. Beiinold., ad ann. 1091.
soumission de tous les Etats de Malhilde au nord du Pô. Ferrare fut pris par les troupes de l'Empereur, qui transporta la guerre au midi du fleuve, et se mit à ravager les Etats du jeune Welf *, pour le punir de son mariage avec Mathilde et de son alliance avec le Saint-Siège.
Henri s'empara ensuite de plusieurs forteresses de la comtesse Mathilde dans le Modénais, et vint assiéger Montevio, l'une des plus importantes.
Ces succès effrayèrent la plupart des vassaux de la comtesse, qui l'obligèrent à tenter la voie des négociations. Henri promit la paix, à la seule condition qu'elle reconnaîtrait l'antipape Guibert; mais cette condition fut repoussée avec indignation, ce qui prouve évidemment que l'indépendance de l'Eglise était bien le vrai motif delà lutte engagée.
H y eut une conférence à Carpineta. Beaucoup d'évêques et de religieux y furent convoqués pour examiner les bases d'un traité : l'évêque Héribert, de Reggio, insista sur la nécessité de céder aux armes victorieuses de l'Empereur. Mais un moine Le
nommé Jean^ protesta contre cette conclusion : conseille"
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c( xV Uieu ne plaise, s ecria-t-il, en s adressant a la la^uorre. « comtesse, qu'une telle paix se fasse, car elle se- « rait contraire à l'honneur du Père, du Fils et du
l.Welf était petit-fils et héritier d'Azon, marquis de Ferrare. 2. Hoc audire quidcui noluntaurcs coniitissto. Dommzo, II, 7. 5. Muratori étaiilit qu'il ttait abbé de Saint-Apollonius à Canossc. Jn nol. ad Dommzo, p. 572-75.
« Saint-Esprit! Voulez-vous donc perdre le fruit de « tant de sueurs, de tant de labeurs endurés pour « le Christ? Croyez-moi, ne cessez point de com- « battre : la victoire est là, qui vous attend ; les « prières de saint Pierre sauront bien l'obtenir du « Seigneur \ »
L'assemblée fut entraînée par ces paroles, et tous s'écrièrent que mieux valait mourir que traiter avec Henri \ Mathilde, dont tous les vœux étaient d'accord avec une telle résolution, fut récompensée de sa constance, car bientôt la prophétie de Jean s'accomplit. Le fils naturel de l'Empereur fut tué en attaquant Montevio, et l'empereur dut lever le siège. Il essaya bien de compenser cet échec en surprenant Canosse' et en tirant ainsi vengeance de l'humiliation qu'il croyait y avoir subie aux pieds de Grégoire VIL Mais les habitants se défen-
i. Absit ne fiât, quia pax hœc est inimica
Spiritui sancto,Patri, proprio qiioque ato! Ergo sudores araittes, atque labores Tantos pro Christi quos nomiiie sustinuisti. Ne titubes pugna, quoniam Victoria multa De prope de cœlo veuiet tibi, dante sereno Christo pro Pétri precibiis....
DoiiNizo, II, 7.