‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 47 sur 267 · DoMMZo, II · texte numérisé non relu

DoMMZo, II

les rangs de ses adversaires, ils élevèrent leur voix doublement accusatrice, pour révéler les horribles mystères de la vie privée du tyran. On conçoit son désespoir : il fut si grand qu'on supposa qu'il voulait se tuer\ Il y eut aussitôt contre le prince une réaction violente au sein même de cette Lombardie qui, depuis quelques années, était le centre de Los ses opérations. Les grandes villes de la contrée se

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s'arment déclarèrent coutrc lui, et annoncèrent ainsi la re-

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doutable ligue municipale qui devait être, un siècle ])lus tard, la sauvegarde de l'Eglise et de la liberté italienne contre une nouvelle race d'empeleurs. Milan, Lodi, Crémone, Plaisance, jurèrent <{e rester alliées pendant vingt années et conclurent contre l'Empereur une alliance offensive, dont la durée était fixée à vingt années : leurs soldats, unis à ceux du duc Welf et de Mathilde, occupèrent les passages des Alpes pour empêcher l'arrivée des auxiliaires allemands de Henri \ En Allemagne, un mouvement analogue éclata dans les villes qui jusque-là avaient fourni à l'Empereur ses plus zélés partisans : les bourgeois d'Augsbourg, de Metz, deToul, de Verdun, chassèrent les évêques intrus que le schisme avait voulu leur imposer. Cesgran-

i. In quamdam munitionem se contulit, ibique diu absque regia dignitate moratus, nimioque dolore affectus, seipsum ut aiunt morli iradeie voluit, scd a suis prœventus, ad effectum vcnire non potuit. liEiuNOLD., ad ann. 1093.

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