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'i. Videns quosque et nos his parlibus desidorio infatigabili cur-
'ovet ad sepulcrum Domini.... per septem annos ductor peregrinoriim
■ ait. AcT. SS. 0. B., t. VIII, p. 529, ad ann. 1055. Saint Siméon parlnil
iiitj l.mgiies : l'égyptien, le syriaque, l'arabe, le grec et le latin.
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On lioit s'étonner que M. L. Lalanne n'ait pas tiré parti, pour son :i;iv;iil, delà curieuse Vie de sainl Siméon, qui renferme une foule cie (détails intéressants sur les relations des chrétiens avec la terre ;iinto yvant les croisades.
5. A(;t. SS. 0. B., t. IX, p. 780. — Il avait désiré le martyre; mais ;•, fr;igilité humaine l'emportant, dit son biographe, et voyant les San :isins approcher, comme il sortait de la rivière, il s'enfuit, ^^«ns .n-endi'e hi t'^mps de se rhabiller.
alla poser sa tète sur la marche de Taiilel, et, les mains jointes en foiinc de croix, s'endormit ainsi du sommeil de la mort^
Ce ne furent pas seulement des religieux isoles et voyageurs, mais même des essaims de moines vivanl en communauté, qui voulurent faire relleurir les vertus des enflinls de saint Benoît près <lu tombeau de Jésus-Christ, souillé par la pi'csence des conquérants musulmans. Il y avait, dès le commencement du onzième siècle, un monastère à Bethléem et deux autres au mont Sinaï, lesquels étaient entretenus par des quêtes faites en Occident, jusqu'au fond de la Normandie-, grâce à la généleuse intervention de marchands d'Amalfi. L'abbaye de Notre-Dame de Latina, fondée par eux à Jérusalem" et peu})lée de moines du Mont-Cassin, introduisit en terre sainte les rites de l'Église latine*. Un monastère de femmes, sous l'invocation de sainte Marie-Madeleine, y fut joint. Ces communautés, on le pense bien, ne pouvaient recevoir, dans la Palestine, des dons en terres comme les monastères de l'Europe; mais la pieuse générosité des
1. Super dextrum lalus recubans, qunsi dormire volons, capirt suum super marmoreum gradum rcclinavit, manusque super pcclu.s iii modum crucis aptavit. Okd. Vit., 1. III. p. GG, éd. Leprùvost. Raoul, abbé du mont Saint-Michel, qui accompagnait Tliiciiy, mourut, comme lui, dans le pèlerinage, en 1058.
2. VU. S. Simeonis, n. 4, 5 et 8, in .\(;r. SS. 0. R., t. Vlll, p. 350. 5. En 1048.
4. Ut secundum latinitatis usum divinie niajcsLatis scrvitiuui pcrsolverent. Onn. Vit., I. X.
Amalfilains sulnenait en partie à leurs besoins : tous les ans, bourgeois et marchands faisaient entre eux une quête dont le produit, transmis à Jérusalem, suppléait à la pénurie non-seulement des moines et des religieuses, mais encore des ])èlerins venus de l'Occident \ On conçoit combien les récits de tous ces pèlerins, au retour dans leurs foyers, devaient échauffer le cœur de leurs compatriotes. Mais il élait réservé à un moine obscur, à Pierre l'Ermite^ de déterminer le mouvement qui devait précipiter l'Occident catholique sur rOrient infidèle. Ayant rapporté de Jérusalem et des lieux saints un souvenir indigné de l'odieuse domination qu'y exerçaient les païens sur les malheureux chrétiens, le moine Pierre, qui, dans des visions célestes, croyait sans cesse entendre les supplications du patriarche de Jérusalem et les appels suppliants du souverain pontife, se mit à parcouir l'Europe, appelant les catholiques à la délivrance du saint Sépulcre et de leurs frères persécutés en Orient.
Après de longues excursions à travers diverses contrées où les populations avaient reçu sa pa-
1. Neque reditus crant neque possessioncs; sed prpedicli Amalfitani annis singulis, tam qui donii erant, tain qui ncgoliationes sequebaiitur, collecta inter se quasi per syinbolum pccunia, per eos qui Hierosolymam proficiscebantar.... advcnientibus christicolis aliqua misericordia. Gujli.. Tvr., 1. XVflI, c. 5.
2. Mubillon a prouve qu'il était moine et Français. Ann. Benecis, t. Y. 1. 08, n. 80. Yoy. Guiu. Kovic, II, 4.
LES PRÉDÉGESSEUaS DE CALIXTE II. lit) rôle avec enlhousiasmc, rermile-prédicatcur vint rejoindre, au concile de Clermont, le pape Urbain II dont la grande voix se joignit à la sienne ^ Le moine-pontife, plein de foi dans les espérances prophétiques de deux de ses prédécesseurs, les moines Sylvestre II et Grégoire VII , qui , les premiers , avaient fait appel à la chrétienté pour délivrer la terre sainte du joug de l'islamisme, le moine-pontife, disons-nous, renouvela, au concile de Clermont, une première tentative déjà faite à Plaisance. S'a- calamités subies dressant particulièrement à la noblesse qui s'y était 'e? chrétiens
, en
rendue en grand noml)re, il lui fit un tableau sai- Palestine. sissant des cruautés et des sacrilèges commis par les Sarrasins en Palestine, et l'exhorta à s'en aller expier elle-même, dans une guerre légitime et vraiment sainte, ses violences, ses rapines et son indomptable orgueiP.
« Allez, disait le vénérable pontife, allez mourir « pour votre Dieu, là même où le Christ a donné (( sa vie pour vous\ »
1. Per niaimm Pétri, viri venerabilis, qui prsesens est.... Discours <lu pape au concile. Guill. Tyh., De Bello sacro, I, 1.5.
2. Vos accincti cingulo militiaî magno supercilio frafres vestros dilaiiiatis.... Si vultis animabus vestris consuli, istius modi militise ciu- ^^ulum quantocius deponite, et ad delendendam orientaleni Ecclesiani velocius concurrite. W'illelm. Malmesb., Dereg. AngL, 1. IV, c. 2. — Trois discours différents, ou peut-être trois versions dilférentes du intMnc discours d'Urbain au concile, sur le même sujet, nous ont été transmis par Guillaume de Tyr, Guillaume de Malmcsbury et Guibcrt de Nogent.
3. Pulcbrum sit vobis in illa civitate mori pro Christo ii! qua [uo \obis Cliristus inortuus est. Wiui. Malm. 1. c.
L rbain, voulant allirer les bénédictions du ciel sur l'expédition qu'il destinait à conquérir le tombeau de Jésus-Christ, imposa aux clercs l'obligation de réciter, tous les samedis, l'office de la sainte Vierge ^ Rien ne put refroidir le zèle du pape et briser son énergie, ni les périls que courait l'Église en Occident, ni la lutte implacable qui durait, depuis vingt ans, entre l'Empereur et lui. et qui l'avait empêché, après son avènement au pontificat, d'occuper paisiblement le siège de Saint- Pierre et la ville de Rome.
Avec l'abnégation d'un véritable religieux et l;i générosité d'un grand pape, Urbain sacrifia tout h la réalisation de son plan. Sa pensée se concentra sur l'Orient où, à sa voix, afflua la plus vaillante chevalerie de la chrétienté. Errant, exilé pendant sept années, le pontife employait toute son autorité, tout son ascendant à rétablir la paix intérieure afin de pouvoir envoyer au loin les plus fervents champions de l'Eglise".