‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 73 sur 267 · Eadm., 1. C · texte numérisé non relu

Eadm., 1. C

4. Quid de hominibus Ecclesice dicam, qui tam vasla miseria..,. sunt altriti. Ibid,

!<• noble oppression vint tout à coup se substituer à la maternelle adminislralion de l'Eglise ! Le roi maintint, contre toutes les plaintes, cet état de choses, cAj quand il lui prenait fantaisie de pourvoir aux vacances, il vendait les abbayes ou les évêchés aux clercs mercenaires qui peuplaient sa cour^ L'infâme Flambard devint, de cette façon, évêque de Durham. L'Angleterre descendait au niveau de l'Allemagne au temps de la jeunesse deHenrilV: il (allait un nouveau Grégoire VU pour la sauver. Lorsque l'archevêque de Cantorbéry mourut, Guillaume n'eut garde de laisser échapper une aussi bonne occasion de s'enrichir aux dépens de Dieu et des églises; il prolongea la vacance du siège pendant près de quatre années, livrant ainsi l'église primatiale de son royaume à des exactions et à des désordres tels que plus de trente paroisses virent leurs cimetières transformés en pâturages*. Aucune église n'échappait aux extorsions royales, ixroi déclarait hautement que, tôt ou tard, il aurait toutes les crosses épiscopales ou abbatiales de l'Angleterre entre les mains \ Il prenait goût au métier, et disait en riant : « Le pain du Christ est vraiment un pain qui engraisse*. »

1. Quasi stipendia mercenariis, cnrialibus clcricis seu monacliis honores ecclesiasticos porrigebat. Ordek., p. 763. 'l. Vit. Anselm. ex Ms. Victorin. in edit. Gerber.

3. Se voile oinnes baculos pastorales per totarn Angliam in poteslate sua habere. Will. Thorm., p. 1704, ap. Mabill., Ann. Ben.

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