Cod. Valic. ap. Bahox. ad ann
2. Eximius ponlifex, post inultos labores pro Ecclesia Dei summa cum modcratione tuleratos, post domitos paticntia magis quam armis adversarios.... Mauill., t. V, 1. LXIX, n. 108.
5. Ce fut lui qui consacra spécialement le samedi à la sainte Vierge et qui institua, ou du moins rendit beaucoup plus fréquent, l'usage du petit oliice de Notre-Dame. Madill., /l/m., 1. c.
204 LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE IL d'être associé aux saints du paradis comme un des leurs \
Les contemporains de l'illustre pontife ont dit de lui que c'était un pape d'or, profondément dévoué à saint Pierre, qui jamais n'avait laissé amoindrir entre ses mains l'indépendance de l'Eglise romaine, et dont les vertus n'avaient jamais été inférieures aux talents.
Ce fut encore un moine, et un moine de Gluny qu'on lui donna pour successeur. Trois papes% du même ordre, tels que Hildebrand, Didier du Mont- Cassin, et Odon de Cluny, devaient naturellement encourager les cardinaux^ à faire un quatrième choix dans les rangs monastiques. Ce choix s'arrêta sur le Toscan Régnier, qui, après avoir embrassé la vie religieuse à Gluny, sous la crosse de saint Hugues, en avait été retiré par Grégoire YII, était devenu cardinal, et plus tard abbé du monastère des Saints-Laurent et Etienne hors des murs de Rome.
1. Non erat hic rector tremulus quasi cannula vento; Sed veluti ferrum truucabat noxia verbo : Cuncta sibi prava subduntur dogmata falsa ; Kuiiquam decrevit libertas dcnique Sedis Romanœ per eurn : sanctum quia peramat Petrura Aurcus anlisles....
....Sanctis nierilo socialus.
DoNMzo, Vit. Malh., \. II, c. IL 2. Grégoire YII, Victor III et Urbain IL
5. Patres cardinales, cpiscopi, presbyteri, diaconi, primores urbis, priini scriniarii et scribœ regioiiarii in Ecclcsia sancti démentis conveniunt. Pand. Pisan. ap. Bauon. et Papeuroc». Conat. Acl. SS. Maii, t. VIL
A peine instruit de son élection, Régnier prit la luite et courut se cacher; mais on parvint à découvrir sa retraite et on lui fit accepter de force la pourpre, la tiare, et la ceinture où pendaient les sept clefs, symboles des sept dons du Saint-Esprit*.
Le nouveau pontife reçut le nom de Pascal II. Il se hâta d'annoncer cet avènement aux princes caiholiques et à la comtesse Mathilde, sans oublier d'en informer, comme l'avait fait Urbain II, son p5re spirituel, le saint abbé Hugues de Cluny, qui voyait en lui un second fils digne du trône pontifical \ Pascal II voulut ensuite adresser des félicitations solennelles aux croisés dont T héroïsme avait affranchi la terre sainte et reconquis, avec la lance encore rougie du sang divin, une grande })ortion de la croix sur laquelle le Rédempteur était mort pour nous.
En même temps, Pascal leur envoyait un nouveau légat, chargé de veiller à la pureté et au salut de leurs âmes : « Que Dieu, disait le pape, « en terminant, vous absolve de tous vos péchés et
1. Fugil, latiiitque, sed non diu potuit.... invenitur, Irahitur in conventum, convenitur de fuga, redarguitur a patribus.... chlaniyde coccinea induitur et tiara.... baltheo succingitur cum septem cxinde pendentibus clavibus, ex qiio sciât, septem sigillis, septiforiiiein Spiritus saiicti gratiam cunctaruiri Ecclesiarum, quibus simul, l)eo auctore, prteest, rcgimini in claudcndo aperiendoque.... providerc debere. lUd. Il fut élu le 3 août 1099.