‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 4)Chapitre 122 sur 174 · Profert qui violas, fert et amore rosas · texte numérisé non relu

Profert qui violas, fert et amore rosas

At vos non vobis, sed Christo fertis odores,

Has quoque primitias ad pia templa datis. Texistis variis altaria fcsta coronis ;

Pingitur, ut filis, floribus ara novis .. Vos quoque, quse struitis hsec, Agnes cum Radegunde,

Floribus œternis vester anhelet odor...

0 regina potens, cul aurum et purpura vile est,

Floribus ex parvis, te veneratur amans...

FoRTUNATi Opéra, lib. vin, c. 10, 11, 12.

Iste meis manibus fiscella est vimine texta.

Ibid., 1. XI, c. 13.

Quo sine me mea lux oculis errantibus abdit?... Quamvis sit cœluni, nebula fugiente, serenum, Te celante milii, stat sine sole dies...

Ibid., 1. XI, c. 2.

Qualiter agnus amans genitricis ab ubere pulsus

Tristis et herbosis anxius errât agris... Nec su mus absentes si nos oratio dulcis

Prœsentes seinper cordis amore tenet...

Ibid. Vers inédits découverts par M. Guérard.

sous LES PREMIERS MÊROVINGIEJNS. 551 presque toujours au bout de ses madrigaux, et, quelque singulière que puisse nous paraître la naïve familiarité de ses effusions poétiques, il faut le croire quand il prend le Christ à témoin de l'innocente ardeur de ses sentiments pour la jeune abbesse, qu'il aimait comme une sœur, et pour l'auguste fondatrice, qui lui permettait d'user avec elle de la respectueuse familiarité d'un fils\ Il mettait d'ailleurs sa plume et son talent au service de Radegonde, dans des occasions plus sérieuses, par exemple en écrivant pour elle aux Césars byzantins. Il faisait alors parler la reine elle-même dans ses vers, comme il l'a fait dans une pièce célèbre, où il suppose que la sainte conservait, à cinquante ans, le souvenir poignant et passionné de son pays ravagé, de sa famille égorgée, et d'un

Ut tribus in Christo sit, precor, una salus. Nos neque nunc prsesens, nec vita futura sequestret, Sed tegat una salus, et ferat una dies.

Ibid., 1. XI, c. 7.

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