Waitz, Deutsche Verfassungs Geschichte,i. II, p
leurs aïeux, et qui, renforcés par les descendants des vieilles races chevaleresques de la Gaule \ constituèrent bientôt autour de la royauté une aristocratie à la fois civile et guerrière, aussi libre que puissante, aussi fière de son origine que de ses droits, et bien résolue à ne pas se laisser réduire au vil niveau du sénat romain ^ Selon le vieux privilège de la liberté germanique, ils prétendaient parler haut à qui que ce fût, intervenir activement dans tous les intérêts publics, résister à toutes les usurpations et frapper tous les coupables'. Leur respect superstitieux pour le sang des Mérovingiens, leur dévouement traditionnel à la personne du chef, les portaient à remplir auprès de leurs rois des offices domestiques, qui chez les anciens Romains étaient réservés aux esclaves, mais qui chez les peuples germains n*avaient aucun caractère servile, et étaient au contraire l'apanage des principaux de la nation, sous le nom de fidèles \ Mais cette fidélité ne les empêchait pas d'opposer
1 . Les Equités, dont parle César, avec leur clientèle dont il n'a pas compris l'analog-ie avec les mœurs germaines, et qu'il n'a pas suffisamment distinguée de la servitude.
'2. On trouve à chaque page des auteurs contemporains, et surtout des Vies des Saints, des termes qui prouvent la haute valeur qu'on attachait à la naissance : seniores, patentes, meliores , nobiles... Claro stemmate ortus.. Ex progenie celsa Francorum... Prosapia Francorum altis satus et nobilibus j)0,^entibiis, etc. Cf. Waitz, op. cit.