T. MICHAEL
cr .c:7
T/fiRAR^
:,i4 LES liKLKilKlISKS A NG LO-SAXONiNE S.
vie conlemplalive après laquelle soupirail Bugga, mais qui n'y avait trouvé que des orages, des rébellions et la menace de l'invasion des Sarrasins \
Les moines anglo-saxons qui avaient accompagné le futur martyr dans sa mission apostolique rivalisaient avec leur chef par la vivacité de leurs expressions, en écrivant à leurs sœurs cloîtrées. Lulle, qui devait lemplacer Boniface sur le siège archiépiscopal de Mayence, mandait, en même temps que deux de ses compagnons, à l'abbesseCunehurga, issue d'une des dynasties anglo-saxonnes, qu'elle occupait la première place, au-dessus de toutes les autres femmes dans le sanctuaire le plus intime de leur cœur \ Ce même Lulle écrivait à l'abbesse Eadburga, si chère à son maître, pour le supplier de ne pas lui refuser la douceur de recevoir des lettres d'elle, et pour lui affirmer que la fraternité spirituelle qui les unissait tous deux le rendrait capable de tout pour lui plaire"'. Il nous reste enfin une lettre d'un religieux anonyme à une religieuse également inconnue, lettre qui a eu l'honneur de traverser les siècles à la