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doctrine uniquement destinée à dompter la cupidité, l'orgueil et la sensualité, et qui, une fois descendue dans ces cœurs sauvages, s'y est imprimée pour toujours, n'est-ce pas là de tous les prodiges le plus merveilleux comme le plus incontesté ?
Béponse Enfin, et après toutes ces lettres, Grégoire adressa
Grégoire une répousc très-longue et très-détaillée aux onze
aux , ^ . . ,
questions ffuestious quc lui avait posées Auo^ustin sur les prin-
d" Augustin, . , Tp. , ,., .
véritable cipalcs difficultés qu il rencontrait ou qu'il prévoyait des dans sa mission. Il faudrait citer en entier cette
missions i • i i i i • *
catholiques, repouse, monument admirable de lumière, de raison conciliante, de douceur, de sagesse,de modération et de prudence, destiné à devenir, comme on l'a dit très-justement, la règle et le code des missions chrétiennes *. Mais, ou(re son extrême longueur, elle renferme certains détails que ne comporte plus notre pruderie moderne. En voici la substance sur les points les plus importants pour nous.
Le Pape, consulté sur l'usage et le partage à faire des offrandes des fidèles, rappelle à Augustin que des revenus de l'Église on doit faire quatre portions : la première pour l'évéque et sa famille, à cause de l'hospitalité qu'il doit exercer, la seconde pour le clergé, la troisième pour les pauvres, la quatrième pour les réparations des églises. c< Mais vous, » dit-il à l'archevêque, « vous qui avez été nourri dans la discipline monastique, vous ne devez pas vivre à part