Voir tome II, livre ix, c
sacrifices, le droit de se placer au premier rang des fidèles de l'Eglise romaine^ Ce La dissidence capitale portait sur la date de la célé-
qu'étail ^ ^ ^
la bration de la fête de Pâques. Cette fastidieuse ques-
dissidence
pascaie. tiou, véritable épouvantail de tous ceux qui s'aventurent dans l'étude des annales primitives de l'Eglise, nous est déjà apparue % et va nous poursuivre longtemps encore. Dès les premiers siècles, des discussions prolongées s'étaient élevées sur le jour où il convenait de célébrer la plus grande fête de l'Eglise. Le Concile de Nicée avait fixé l'époque des solennités pascales au dimanche après le quatorzième jour delà lune de l'équinoxe du printemps, et cette date, sanctionnée par l'Église romaine, avait été portée dans toutes les églises de la Bretagne avec la foi chrétienne, comme par saint Patrice en Irlande et par saint Columba en Calédonie. Mais l'Église d'Alexandrie s'était aperçue d'une erreur astronomique qui provenait de l'emploi par les chrétiens de l'ancien cycle judaïque ; elle avait introduit un comput plus exact, adopté dans tout l'Orient et dont il résultait, dès le
1 . Les historiens les plus sérieux de l'Allemagne protestante de nos jours , tels que Gieseler, ont déjà abandonné cette hypothèse, si longtemps admise par leurs coreligionnaires. Elle a été savamment réfutée par l'illustre professeur Dœllinger dans son Manuel dlùstoire ecclésiastique, et, on peut le dire, mise à néant par les deux mémoires de M. Varin sur les Causes de la dissidence entre l'Église bretonne et VÉglise romaine, publiés par l'Académie des inscriptions et belles-lettres, 1858. On trouvera &d,\\sV Appendice, N° II, le résumé des conclusions de ces deux mémoires.