‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint BernardChapitre 119 sur 134 · IG · texte numérisé non relu

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1. Nemo in tribunis, nemo in regibus plures eorum terras, extei'minatis vel sul)jugatis iiidigenis, aut tributaria, geiiti Augiorum, aut habitabiles fecit. Bede, I, 34;

îlo\ venir au secours des Bretons chrétiens comme eux. Leur roi Aïdan, celui-là même qui avait été sacré par Columba, l'apôtre monastique de la Calédonie, marcha contre Etlielfrid à la tête d'une nombreuse armée. Mais son ami, le saint moine d'Iona, n'était plus là comme naguère ^ pour le protéger par ses prières et le seconder par ses ardentes sympathies. Les Scotset les Saxons se rencontrèrent à Degstane^prèsde la frontière actuelle d'Angleterre et d'Ecosse; après une lutte acharnée, l'armée scotique fut taillée en pièces, et cette défaite ôta pour toujours aux Celtes du nord l'envie de prendre la défense de leurs frères du midi contre les conquérants germains.

607 ou 613. Vainqueur des Scots, le formidable païen se jeta sur les Bretons deCambrie, et ce fut alors qu'il réalisa la prophétie d'Augustin en exterminant les douze cents moines de Bangor. Après quoi il acheva la conquête de la Northumbrie et ne succomba que dix ans plus tard dans une rencontre avec ses compatriotes, avec les Est-Angles, sous les ordres de ce roi Redwald, qu'on a vu devenir un moment chrétien pour complaire au roi Ethelbert^

L'Est-Anglie, comme le nom seul l'indique, était occupée par une colonie de la même race que les

1. Rex Scotorum qui Britanniani iiilmbitant. //?/(/. — Voir plus haut, liv. X, c. 5, p. 172.

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