‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint BernardChapitre 125 sur 134 · AcT. SS. BoLLAND., die 12 octobris · texte numérisé non relu

AcT. SS. BoLLAND., die 12 octobris

Le mais bien le chrétien Cadwallon, qui parcourut pen-

christianisme , . , • i i

anéanti claut uuc anucc cutiere toutes les provinces de la

en

Nortimmbrie. Northumbric, en massacrant tout ce qu'il rencontrait, en livrant même les femmes et les enfants h d'atroces tortures avant de les mettre à mort. Il était, dit Bede, résolu à extirper du sol de la Bretao^ne la race des Anglais, dont le christianisme récent n'inspirait que le mépris ou le dégoût à ce vieux chrélien enivré de sang et d'un patriotisme féroce \

On ne sait pourquoi la Northumbrie, après la mort d'Edwin et de ses fils, ne fut pas conquise et partagée par les vainqueurs ; mais elle demeura divisée, asservie et replongée dans le paganisme. La Deïra échut à Osric, cousin germain d'Edwin; la Bernicie à Eanfrid, l'un des fils d'Ethelfrid, revenu de son exil d'Ecosse. Tous deux avaient reçu le baptême : l'un avec son cousin, à York ; l'autre, de la main des moines celtiques d'Iona. Mais une réaction païenne avait été la conséquence inévitable de la catastrophe du premier roi chrétien dans l'esprit des Northumbriens. Les deux princes cédèrent à cette réaction et renièrent leur baptême. Ils n'y gagnèrent rien. Le roi de Deïra fut tué en combattant les Bre-

1, Maxima est facta strages in Ecclesia vel gente Nordanhymbrorum... Unus ex ducibus paganus, alter... pagano spevior... Quamvis nomeii et professionem baberet christiani, adeo animo et moribus barbarus, ut ne sexui muliebri vel innocupe parvnlorum parceret îetati, quum universos atrocitate ferina morti per tormenta contraderet... Totum genus Anglorum Britanniro finibus erasnrnm se esse deliberans; sed nec religion! cbristianre qnse apud eos exorta erat, aliqnid impendebat lionoris. Bede, II, 20. Cf. III, 1.

DE CANTOUBÉRY. 475

tons, et le roi de Bernicie égorgé dans une entrevue qu'il avait sollicitée du sauvage Gadwallon.

L'évêquc Paulin ne se crut pas obligé de rester Fuite

de

témoin de tant d'horreurs. Il ne songea qu'à mettre Pauun

et

en sûreté la veuve du roi Edwin, cette douce Ethel- (iRtheiburge. burge qui lui avait été confiée par son frère pour un autre destin; il la ramena par mer dans le royaume de ce frère, avec la fille et les deux derniers fils qu'elle avait eusd'Edwin. Même auprès de son frère, le roi de Kent, elle craignit de les garder en Angleterre ; voulant elle-même consacrer son veuvage à Dieu, elle les confia au roi des Francs, Dagobert, son cousin \ auprès de qui ils moururent en bas âge. Quant à Paulin, qui n'avait laissé à la garde de son église d'York qu'un courageux diacre italien dont il sera parlé plus tard, il trouva le siège épiscopal de Rochester vacant par suite de la mort du moine romain qui en était titulaire et qui, envoyé par le primat auprès du pape, venait de se noyer dans la Méditerranée. Paulin fut pourvu de cet évê-

1. Voici le tableau de la parenté entre la reine de Northumbrie et

le roi d'Austrasie :

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