‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint BernardChapitre 19 sur 134 · La VlLLEMARQUÉ, p · texte numérisé non relu

La VlLLEMARQUÉ, p

74 ORir.INES CHRÉTIENNES

« Celui qui n'a point applaudi, et admiré, et béni, et chanté : Au paradis comme sur terre, saint Cadoc n'a point de pareiP. »

Sainte Ccttc lono^uc DODularité d'un saint breton de la

Winifrède, . .

son martyre Gambric, sur Ics dcux rives de la mer qui baigné les

et

sa fontaine, pays ccltiqucs, cst cucorc éclipsée par celle d'une jeune fdle dont le peuple gallois de nos jours ignore l'histoire et ne pratique plus la foi, mais dont il garde la mémoire avec une superstitieuse fidélité. C'est Winifrède, la jeune et belle fdle d'un seigneur du pays. Trouvée seule dans la maison de son père par un certain roi Caradoc% et voulant repousser sa brutalité, elle se sauva jusqu'à l'église où priaient ses parents et y fut poursuivie par le roi, qui lui trancha la tête sur le seuil même de l'église. Du point même où la tête de cette martyre de la pudeur avait frappé le sol jaillit une fontaine abondante, qui est encore aujourd'hui fréquentée et même vénérée par les populations que se disputent vingt sectes diverses, mais rapprochées par une haine commune pour la vérité catholique. Cette fontaine a donné son nom à la ville de Holy-Well^ La source est recouverte par un grand porche gothique à trois arches. Elle

1. Le texte breton de cette chanson a été publié par M. de la Villemarqué. — Il faut lire dans sa JJgende celtique le touchant récit de sa visite aux ruines de Llancarvan et de la dévotion qui attire encore une grande affluence de pèlerins dans l'Ile du Morbihan où le saint a habité.

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