Ad proprias sui cari ruris sedes LIandcarvan. Vita, c
2, C'est ainsi qu'on paraît d'accord pour interpréter le mot Beneventum, du texte latin, qui a donné lieu à de si éti^anges suppositions sur l'épiscopat de Cadoc à Bcnévent, en Italie. Ce texte latin ne dit pas expressément que les meurtriers de Cadoc furent Saxons, mais telle est la tradition constante. M. de la Villemarqué l'affirme d'après le cartulaire de Quimperlé, qui est chez lord Beaumont, à Castleton (Yorkshire), et d'après l'inscription d'un tableau de la chapelle de Saint-Cadoc, près Entel, en Bretagne.
nier vœu, sa dernière pensée turent encore pour ses cbers compatriotes. aSeigneur, » dit-il en mourant, a roi invisible, sauveur Jésus, accorde-moi une grâce : protège les chrétiens de mon pays^; que leurs arbres portent toujours des fruits, que leurs cbamps donnent toujours du blé; comble-les de biens en tout genre; et surtout fais-leur miséricorde, afin qu'après t'avoir honoré sur la terre ils te glorifient dans le ciel ! »
Les Bretons de Cambrie et les Bretons d'Armorique se sont longtemps disputé la gloire et le privilège de lui rendre des honneurs à la fois religieux et nationaux. Ceux-ci lui sont demeurés les plus fidè- sa popularité les, et, huit siècles après sa mort, le grand moine, jusqu'au combat
, , . , . o ' > 1 des Trente.
le grand patriote celtique, lut invoque comme leur patron spécial, par les chevaliers bretons, dans ce fameux combat des Trente oii Beaumanoir but son sang. En y allant, ils entrèrent dans une chapelle dédiée à saint Cadoc, pour réclamer son assistance; en revenant victorieux, ils chantaient une chanson bretonne qui se termine ainsi :
c( 11 n'est pas l'ami des Bretons, celui qui ne pousse pas des cris de joie en voyant revenir nos guerriers, des fleurs de genêt à leurs casques ;
« Il n'est l'ami ni des Bretons, ni des saints de Bretagne, celui qui ne bénit pas saint Cadoc, patron des guerriers du pays.