Voir plus loin le trait rapporté par Adaninaii, I
2. In tua qiiam amas patria... per multob cris annos. Al'ajin., I, 17.
Sa l-révoyanlc sollicitude
pour la cigogne
venue d'Irlande.
158 S. COLOMBA, APOTRE DE LA CALÉDONIE. « parce qu'elle vient du pays où je suis né moice même. »
Tout arriva comme il l'avait prévu et ordonné. Le soir du jour oii le religieux avait recueilli la voyageuse, comme il rentrait au monastère, Columba ne lui fit aucune question, mais lui dit : a Que Dieu « te bénisse, cher enfant, toi qui as eu soin « de l'exilée ; tu la verras dans trois jours regagner « sa patrie. » Et en effet, au terme prédit, elle s'éleva de terre devant son hôte ; puis, après avoir cherché un moment sa route dans les airs, elle dirigea son vol à travers la mer, droit sur l'Irlande \ Les matelots des Hébrides connaissent tous et racontent encore cette histoire. Parmi nos lecteurs il n'y a personne, j'aime à le croire, qui n'eût voulu répéter ou mériter la bénédiction de Columba.
1. Nam de aquilonali Hibernice rej^ione qutedam hospita grus, valde fessa et fatigata, superveniet, coram te in litore cadens recuinbet ; quam misericorditer sublevare curabis, ad propinquain deportabis domum; et post expleto recreata triduo, nolens ultra apud nos peregrinari, ad priorem Scotise dulcem, unde orta, remeabit regionem... quam ideo tibi sic diligenter coinmendo, quia de nostrœ paternitatis regione est oriunda... Benedicat te Deus, mifili. quia peregrinee bene niinistrasti bospitpe... quaî post ternos soles ad patriam repedabit.,. paulisperque in aère viani speculata... recti volatus cursu ad lliberniam se repedavit tranquille. Adamn., I, 48.