‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 109 sur 148 · Voir plus haut, tome IV, page · texte numérisé non relu

Voir plus haut, tome IV, page

2, AcT. SS. B0LL4ND,, t. I Martii, p. 441. On ne sait d'après quelle autorité le continuateur de Dugdale fait de Kyneburga la première abbesse du grand monastère de Glocester, dont léglise, aujourd'hui cathédrale, est un des plus curieux monuments de l'Angleterre; Stevens, I, 266.

leurs reliques, heureusement retrouvées après l'incendie du monastère et le massacre de tous les moines par les Danois, y furent rapportées lors de la restauration du grand monastère, et continuèrent à y être vénérées jusque dans le douzième siècle.

Une troisième fille du terrible Penda, Eadburga, fut, elle aussi, religieuse et même abbesse à Dormuncester, selon le martyrologe anglican. Son fils Mervvald, qui ne régna pas, comme ses trois frères, et ne dépassa pas le rang de subregulus on d'ealdorman, épousa celle qui fut depuis abbesse de Minster, et en eut les trois saintes sœurs, Milburga, Mildreda et Milgytha, dont on vient de parler. Un autre fils, Wulfhere, celui qui lui succéda sur le trône de Mercie, eut une sainte pour femme, et de cette alliance sortit une autre sainte, Vereburga, qui fut la quatrième des petites-filles de Penda que l'Angleterre reconnaissante plaça sur les autels.

Le mariage de Wulfhere, fils et successeur de Penda, lui donnait pour épouse Ermenilda, fille du roi de Kent, et petite-fille, par sa mère, d'Anna, roi d'Est- Anglie, qui avait péri sur le champ de bataille en défendant son pays et sa religion contre les coups de Penda\ Cette rehgion, désormais triomphante, réconciliait et unissait la postérité du meurtrier avec

Page 1