Voir plus haut, t. IV, p
celle de la victime. Nous arrivons ainsi, à travers la dynastie essentiellement chrétienne et monastique des Ascings de Kent, à la dynastie des Uffîngs d'Est- Anglie, également remarquable par la foule de saintes religieuses qu'elle a produites. Le roi Anna, qui épousa la sœurdeHilda,la célèbre abbesse de Whitby, avait eu une tille naturelle qui fut religieuse en France en même temps que la fille issue d'un premier mariage de la femme de son père; toutes les deux, comme on Fa déjà dit, furent abbesses de Faremoutier * , et toutes deux sont comptées parmi les saintes.
De son union avec la sœur de Hilda, il eut trois filles et un fils. Ce fils devint à son tour père de trois filles, dont deux furent successivement abbesses du monastère de Hackness, en Northumbrie, fondé par leur grand'tante sainte Hilda, et la dernière, Eadburga, est cette abbesse de Repton que nous avons déjà rencontrée comme amie de l'illustre et généreux solitaire, saint Gutlac".
Les trois filles du roi Anna comptent toutes trois parmi les saintes, Etheldreda, Sexburga et Withburga. Parlons d'abord de celle-ci, bien qu'elle fût la plus jeune des trois. Mise en nourrice à la campagne, elle y était restée, quand elle apprit, toute jeune encore, la mort du roi son père sur le champ de