‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 121 sur 148 · Ap. Giles, p. 351. — Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

Ap. Giles, p. 351. — Cf. plus haut, p

l'objet des soins les plus actifs et les plus scrupuleux. Les travaux intellectuels alternaient avec les ouvrages d'aiguille ; mais il est dit expressément de celle dont le nom a jeté le plus de lustre sur cette communauté, de Lioba, la sainte compagne de Boniface dans son apostolat gefmanique, qu'elle consacrait bien plus de temps à la lecture et à l'étude de l'Ecriture sainte qu'au travail manuel*. N'oublions jamais que le développement de la ferveur spirituelle par la prière et la célébration solennelle de la liturgie monastique occupaient de beaucoup la première place dans l'emploi du temps et des forces de toutes ces âmes jeunes et généreuses.

Il y avait à Winbourne cinq cents religieuses qui assistaient toutes à la fois à l'office de la nuit". On conçoit tout ce qu'il fallait d'autorité, d'intelligence et de vigilance pour gouverner cette foule déjeunes femmes, toutes enflammées sans doute par l'amour du ciel, mais toutes aussi nées de races trop nouvellement chrétiennes pour n'avoir pas gardé l'empreinte profonde de la rudesse et de la fierté saxonnes . Cette nécessité explique pourquoi l'on recherchait surtout pour supérieures de ces grandes communautés des princesses issues des anciennes dynasties que ces Anglo-Saxons étaient habitués à suivre

1. \{ila S. Liobœ, auct. Rt.Doij>Eio.c. 7, ap. ActaSS. G. S. B., t. IV.

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