‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 19 sur 148 · Voir au tome IV, p · texte numérisé non relu

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.'{. A Dulting,dans le Somersetshire. — Huit siècles après sa mort, sa fêle se célébrait encore à Malmsbury, au milieu d'une telle afïluencc,

voulut rendre le dernier soupir dans la petite église construite en bois où il venait de prêcher la parole de Dieu : on y montra longtemps la pierre où il avait posé sa tête mourante.

Tel était l'homme auquel on s'accorde à attribuer la principale part dans l'extinction de ce qu'on appelait le schisme dans l'ouest et le midi de la Grande- Bretagne. Il est donc intéressant de rechercher dans ses écrits comme dans sa vie toutes les traces de ses relations avec les Celtes. Elles sont peu nombreuses et semblent toutes se rapporter soit à sa première éducation sous le Celte Maïdulphe, soitàla suitedeses études littéraires. On le voit recevoir des compliments pompeux de la part de différents Irlandais, dont un lui demande de lui prêter un livre, puis de le prendre pour disciple, et lui envoie un échantillon de ses vers latins, en annonçant qu'il saura bien se procurer des chevaux et un domestique pour faire le voyage, si la réponse d'Aldhelm est favorableV Un autre, exilé, à ce qu'il disait, dans le coin le plus re-

qu'il fallait, selon Camdcn, une troupe d'hommes armés, cohors militum, pour empêcher tout désordre. Puis vint la réforme de Henri Vin avec son cortège accoutumé de dévastations. La magnifique église (Je Malmsbury eût été complètement rasée, si un filateur ne l'avait rachetée du roi pour y installer ses métiers. Le monastère fut saccagé. Les précieux manuscrits de sa bibliothèque servirent pendant longtemps à remplacer les vitres cassées des maisons voisines ou à chauffer les fours des boulangers. M\(tl.\nd's Dark Ages, p. 281. 1. P. 98, éd. Giles.

Cillé du royaume des Francs, auprès du tombeau de son saint compatriote Fursy (à Lagny-sur-Marne) , sollicite de celui qu'il appelle l'archimandrite des Saxons FeuA^oi de ses panégyriques latins ' . On voit encore le fils d'un roi d'Ecosse, fort versé dans la littérature du temps, lui adresser tous ses écrits a fin que la lime d'un génie si accompli en fasse disparaître la rouille scotique -. On le voit lui-même féliciter un de ses amis anglo-saxons d'être revenu de la brumeuse Irlande, après y avoir étudié pendant six ans. A cette occasion, il trace un tableau emphatique de ces allées et venues perpétuelles des étudiants anglais (jui remplissaient des flottes entières pour passer en Irlande ou en revenir, afin d'y approfondir non seulement les secrets de la grammaire , de la géométrie et de la physique, mais encore toutes les interprétations diverses de l'Écriture, ce comme si, » dit-il, ce dans la verte et féconde Angleterre , les maîtres grecs et latin s manquaient pour expliquer à ceux qui veulent savoir les obscurités de la céleste bibliothèque. » Puis il cite son cher maître Adrien, d'une urbanité si ineffable, et le métropolitain Théodore , qu'il représente entouré d'une troupe de disciples irlandais, comme un san-

1. Aldhelm lui répond : Mirorquod me tantillum honuinculiim de famosoet florigeroFrancorum rure vestree fralernitalis industria interpellât saxonicse prolis prosapiageniLum... P. 331, éd. Giles.

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