‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 23 sur 148 · Varin, second mémoire · texte numérisé non relu

Varin, second mémoire

un personnage tout autrement attrayant que son illustre homonyme de Luxeuil : ses fils, ses héritiers, Aïdan, Adamnan et tant d'autres, ont bien plus d'éclat et de charme, bien plus d'action sur les masses et les événements que les successeurs de Golomban chez les Gallo-Francs. Mais aussi les fils de Saint- Benoît, sortis vainqueurs delà lutte, depuis saint Augustin jusqu'à Bede, ont une bien autre grandeur que celle de la plupart des bénédictins gallo-francs de leur temps. Saint Éloy et saint Léger, dont nous allons bientôt raconter l'histoire, rivahsent à peine avec Wilfrid, Cuthbert, Benoit Biscop, le vénérable Bede. Ceux-ci d'aifieurs sont plus moines, plus exclusivement identifiés avec l'institut bénédictin. Toujours est-il que, des deux côtés de la Manche, l'élément celtique échoue, s'efface et disparaît devant l'élément romain personnifié dans l'ordre de Saint- Benoît. La prépondérance bénédictine F emporte partout et prépare partout à l'Éghse ces vaifiantes légions qui, après avoir édifié et discipliné la France, conquis et civilisé l'Angleterre, vont marcher à de nouvelles victoires et reculer au delà du Rhin et de l'Elbe les frontières de la chrétienté.

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