‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 22 sur 148 · Mabillon, Prxfatio in IIIsecu{. Benedict., n · texte numérisé non relu

Mabillon, Prxfatio in IIIsecu{. Benedict., n

peu près nulle en Irlande, où, sauf Fiiicursion d'Egfrid, si universellement blâmée par les saints northumbriens, les Saxons ne pénétrèrent jamais à main armée, et où les deux races vécurent en bonne et constante intelligence. Rien ne prouve mieux à quel point les vérités fondamentales du christianisme et l'autorité infaillible de l'Église étaient étrangères au débat, et combien la question était plutôt nationale que religieuse' .

En ce qui touche le sujet spécial de ces volumes, on remarquera que le résultat de la lutte entre les deux grands éléments qui se disputaient l'empire du monde monastique a été le même dans les Iles Britanniques que chez les Gallo-Francs. Cette lutte fut bien plus longue et plus sérieuse dans la Grande-Bretagne , parce qu'elle se compliquait d'une répugnance nationale, d'une résistance légitime, d'un ressentiment implacable qui n'étaient pour rien dans l'influence exercée en France par Colomban de Luxeuil et ses Irlandais. La règle et l'ordre de Saint Benoît s'identifiaient naturellement aux yeux des Celtes vaincus et dépossédés, avec les féroces étrangers qui les poursuivaient jusque dans les gorges et les îles, où ils trouvaient un dernier asile. En outre, le Columba d'Iona, ce grand patriarche des moines celtiques de la Grande-Bretagne , est , ce nous semble ,

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