Bede le qualifie de vir per omnia doctissimus
chives de l'Église romaine, avec la permission du pape alors régnant, Grégoire II, les épîtres de ses prédécesseurs et autres documents relatifs à la mission anglaise^ . De leur côté, tous lésé vêques d'Angleterre concouriu*ent à cette œuvre, en transmettant à Fauteur tout ce qu'ils pouvaient recueillir sur l'origine de la foi dans leurs diocèses, et les principales actions des saints personnages qui les avaient habités . Les abbés et les religieux des monastères les plus importants fournirent également leur contingent. Les détails donnés à ce sujet par Bede lui-même démontrent une abondance de relations entre les principaux foyers de la vie religieuse, et, chez leurs habitants, une activité intellectuelle faite pour exciter autant de surprise que d'admiration, quand on songe à la difficulté des communications et aux guerres intestines qui ravageaient l'Angleterre.
En dehors de sa grande œuvre historique, sa correspondance nous fournit la preuve des nombreuses visites qu'il faisait et qu'il recevait à l'occasion de ses études et de ses écrits. Rien ne démontre, comme on l'a cru longtemps-, qu'il ait été à Rome, où commençaient à affluer de son temps tant de religieux et