‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 28 sur 148 · Voir au tome IV, page · texte numérisé non relu

Voir au tome IV, page

(( je rédige, je transcris tout moi-même. » Tout en reconnaissant les obstacles que rencontrait son travail dans les assujettissements ou, comme il disait encore, dans la servitude delà règle, il ne s'y déroba jamais^ ; et longtemps après sa mort, on vantait encore sa scrupuleuse exactitude à en remplir toutes les obligations, surtout celle du chant de l'office en commun" .

La sévérité laborieuse de cette vie claustrale ne mettait du reste aucun obstacle à des relations aussi étendues qu'importantes avec le dehors. Ces relations eurent presque toutes pour cause ou pour occasion la composition de son grand ouvrage historique. 11 fut excité à l'entreprendre par cet Albin que nous avons déjà signalé comme le principal disciple de l'arche vêque Théodore et de l'abbé africain Adrien, et comme le premier Anglo- Saxon qui ait été appelé à gouverner le grand monastère de Saint-Augustin à Cantorbéry. Albin lui fournit des Mémoires surtout ce qui s'était passé dans le Kent et les pays environnants, du temps des missionnaires envoyés par saint Grégoire^ ; il envoya même un prêtre du diocèse voisin de Londres jusqu'à Rome , pour y chercher dans les ar-

1. Injuncti me operis labori supposai : in quo (ut innumera monast.icee servitutis retinacula prœteream) ipse mihi dictator, simul notarius et librarius existerern. Epistola ad Accam, Opéra, I, 179.

Page 1