‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 50 sur 148 · Voir tome III, p. 28 et · texte numérisé non relu

Voir tome III, p. 28 et

qui soit cleA^enue également chère et sacrée aux deux

races, aux vainqueurs comme aux vaincus.

Avec le concours des princes et des patriciens de son pays, Ina fonda ou enrichit bien d'autres monastères \ guidé surtout dans ces bonnes œuvres par le plus illustre des abbés du Wessex, par son ami et son cousin, Aldlielm, qu'il avait tiré du cloître de Malmsbury pour le faire évêque, et dont il suivait les conseils avec une affectueuse docilité.

Enfin, grâce à Ina, au moment où le septuagénaire Aldhelm disparaît de la scène, on y voit monter le plus illustre des saints que T Angleterre a donnés à TÉglise, le grand Winefrede, dont la jeunesse s'écoula dans un monastère du Wessex, d'où Ina le tira pour le charger d'une négociation délicate auprès de l'archevêque deCantorbéry-. Ce fut la première apparition dans l'histoire de celui qui devait être le vainqueur du paganisme germanique, le ATai conquérant chrétien de l'Allemagne, et inscrire son nom latinisé de Boniface en carac-

1. Voir, sur la part qu'il prit à la fondation d'Abingdon, les détail* donnés par le Clironicon monastcrii de Ahingdon, c. 12 et 13, nouvellement publié par J. Slevens, dans les Renim Britannic. Scriptores. Dans une assemblée tenue en 704, il confirma les privilèges et les possessions des monastères du Wessex par un diplôme que signèrent tous les principes, senatores, judices et patricii. Kem- BLE, Cod. Diplomat., n, 50 et 51.

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