‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 2)Chapitre 89 sur 148 · Yepiîs, l. c · texte numérisé non relu

Yepiîs, l. c

veur et de foi, d'union avec rÉglise romaine et la chrétienté catholique, vont succéder à ces premiers beaux jours de l'Angleterre convertie par les moines. D'abondantes moissons vont naître, pendant tous ces siècles, dans les sillons creusés par les disciples d'Augustin et de Bede. Avant de produire le grand peuple que le monde admire et envie, pourvu des institutions les plus nobles et les plus sages que les hommes aient connues, d'une littérature riche en génies incomparables, et d'une puissance plus vaste que celle de Tancienne Rome, l'Angleterre va devenir la grande base d'opération des conquêtes spirituelles de la Papauté, le grand foyer de la propagande chrétienne. C'est par elle que FEghse romaine va remuer, éclairer et subjuguer le centre et le nord de l'Europe. C'est elle qui va servir d'initiatrice à toutes les populations germaines et Scandinaves, encore plongées dans la nuit du paganisme.

Et tout d'abord, de cette semence monastique jetée par la main du grand pape et du grand moine Grégoire, au sein de la race anglo-saxonne, va naître le grand apôtre et le grand martyr, Winifrède, celui dont le nom latin, Bonifacius, le bienfaiteur, traduit si exactement la glorieuse carrière. C'est lui que Dieu destine à porter la lumière de la vérité, la flamme de l'amour, la fécondité du martyre, dans le berceau de ses aïeux, au fond de ces forêts germaniques.

restées heureusement impénétrables aux Romains asservis, mais d'où sont sorties la liberté, la force, la vie des nations catholiques, et avec elles la civilisation chrétienne des deux mondes.

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