‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 12 sur 244 · GiLDAS, apud Gale, p · texte numérisé non relu

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2. U s'agit ici du royaume de Slrath-Chjde, qui prit plus tard le nom de Cumhria , et dont il est resté un vestige, en même temps qu'une population plus bretonne que saxonne, dans le comté actuel de Cumberland. Du reste, les limites de ce royaume sont fort discutées. — Pour se reconnaître au milieu de la confusion des textes et des traditions relatives aux origiues religieuses et chronologiques de la Grande-Bretagne, il faut avoir recours à deux admirables mémoires rédigés par un savant moderne, trop tôt enlevé à l'érudition française, M. Varin , doyen de la Faculté des sciences de Rennes, et insérés dans le Recueil des mémoires présentés par divers savants à l'Académie des inscriptions et belles-lettres (tome V, l'e et 2'' partie, 1857 et 1858). Le premier est intitulé : Études relatives à l'état politique et religieux des îles Brtaimiques au moment de V invasion saxonne; le second : Mémoire sur les causes de la dissidence entre l'Église bretonne et l'Église romaine relativement à la célébration de la fête de Pâques. Avant de résoudre cette dernière question avec une précision et une perspicacité qui nous permettra de le suivre sans hésita-

Enfin, au sud-est, tout le pays qui s'appelle aujourcrimi F Angleterre est tombé en proie aux Anglo- Saxons, occupés à y poser, sous la forme féclérative de sept ou huit royaumes de l'Heptarchie, les inébranlables fondations de la plus puissante nation du monde moderne.

Mais, comme les Pietés du Nord, les Anglo-Saxons sont encore tous païens. D'où leur viendront la lumière de FEvangile et le ciment de la civilisation chrétienne, indispensables à leur grandeur et à leur vertu future? Ne sera-ce pas peut-être de ces montagnes de la Gambrie , de ce pays de Galles où les vaincus entretenaient le feu sacré des croyances et des traditions de l'Église bretonne, avec son clergé indigène et ses institutions monastiques?

C'est une question qu'on ne saurait résoudre avant d'avoir jeté un coup d'œil sur l'état religieux de cette pittoresque et attrayante contrée au sixième siècle.

lion, M. Varin nous guide à travers les méandres des trois principales écoles : Irlandaise, Anglaise et Écossaise, qui se sont disputées sur les origines calédoniennes, et qui, personnifiées dans Usher, Camden et innés, sont demeurées presque inconnues à l'érudition continentale.

Il regarde comme démontrées : 1° lidentité des Pietés avec les anciens Calédoniens; 2*^ la théorie irlandaise qui fait des 5co^s une colonie d'Hirbenois, originaire d'Irlande (vers 258 probablement) et établie en Calédonic avant la période des infestât ions.

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