Voir t. II, livre v, cliap
rempreintc continuelle*. En attendant qu'il ait pu rencontrer l'homme propre à cette mission providentielle, il n'oublie jamais ces esclaves anglais, ces enfants païens dont le triste sort lui a révélé la conquête que Dieu lui réserve , et dont les frères doivent se trouver sur les autres marchés d'esclaves des pays chrétiens. Il écrit au prêtre Candide, chargé de gérer le patrimoine de l'Église romaine en Gaule : (( Nous vous enjoignons d'employer l'argent que vous avez touché à l'achat de jeunes esclaves anglais de dix-sept à dix-huit ans, que vous ferez élever dans le monastère pour le service de Dieu. De cette façon, la monnaie gauloise , qui n'a pas cours ici , recevra sur place un emploi convenable. Si vous pouvez tirer quelque chose des revenus qu'on dit nous avoir été retirés, il fout également l'employer à procurer des vêtements pour les pauvres, ou à racheter ces enfants esclaves. Mais comme ils seront encore païens, il faut les faire accompagner par un prêtre, qui puisse les baptiser s'ils tombaient malades en route". » Enfui , dans la sixième année de son pontificat, il se décide à choisir pour apôtres de l'île lointaine où le transportait sans cesse sa pensée, les religieux de son monastère de Saint- André au mont
1. Epist.lX, 108, ad Syagrium episc. Augustodiinensem, — Diac, 11,33.