GoTSELiNus, Historia maior, c. 3, G. — Bede, I
valait, leur ecrivait-il, no pas coinmoncor cette bonne œuvre que d'y renoncer après l'avoir entamée... En avant donc, au nom de Dieu... Plus ^ous aurez de peine et plus votre gloire sera belle dans l'éternité. Que la grâce du Tout-Puissant vous protège et m'accorde de voir le fruit de votre travail dans l'éternelle patrie ; si je ne puis partager votre labeur, je n'en serai pas moins à la récolte, car Dieu sait que ce n'est pas la bonne volonté qui me manque ^ . »
Augustin était porteur de lettres nombreuses, écrites à la même date par le Pape, d'abord à l'abbé de Lérins, à l'évêque d'Aix et au gouverneur gallofranc de Provence, pour les remercier du bon accueil qu'ils avaient déjà fait aux missionnaires, puis aux évêquesde Tours, de Marseille, de Vienne, d'Autun, et surtout à Virgile, métropolitain d'Arles, pour leur recommander très chaleureusement Augustin et sa mission, mais sans leur en expliquer la nature ou la portée.
Il en agit autrement dans ses lettres aux deux jeunes rois d'Austrasie et de Bourgogne et à leur mère, Brunehaut, qui régnait en leur nom sur toute la France orientale. En invoquant l'orthodoxie qui distinguait entre toutes la nation franque, il leur annonce qu'il a appris que la nation anglaise était