Elmham, p
ainsi donnée le soit à jamais, qu'il ne soit loisible ni à moi, ni à mes successeurs, d'en ôter une part quelconque à ses possesseurs; et si quelqu'un tente d'amoindrir ou d'annuler notre donation, qu'il soit, dans cette vie, privé delà sainte communion du corps et du sang de Jésus-Christ, et, au jour du jugement, séparé de la compagnie des saints...
f Moi, Éthelbert, roi des Anglais, j'ai confirmé cette donation de ma propre main avec le signe de la sainte Croix.
-j- Moi, Augustin, par la grâce de Dieu, archevêque, j'ai librement souscrit.
j Moi, Eadbald, fils du roi, j'ai adhéré.
-j- Moi, Hamigisile, duc, j'ai approuvé.
-j- Moi, Hocca, comte, j'ai consenti.
j Moi, Ange mundus, référendaire, j'ai approuvé.
j Moi, Graphio, comte, j'ai dit bien.
7 Moi, Tangisile, régis optimas, y ai conûrmé,
Y Moi, Pinça, j'ai consenti.
7 Moi, Geddi, j'ai corroboré ^ .
1. Kkmrle, loc. cit. — Les actes de donation rendus par les rois anglo-saxons énoncent toujours le consentement des ducum, comihim, optimatumque, et sont toujours revêtus de la signature des comtes et seigneurs principaux, entremêlés aux évêques et aux abbés ; la formule Favi, ou consensl, ou approbavi, accompagne souvent le nom propre qui est toujours précédé d'une croix : t Ego Hocca cornes consenti. Cette croix ne tenait donc nullement lieu de la signature, comme on l'a prétendu, et nindiquait en aucune façon que le signataire ne sût pas écrire, Kemble dans une
note de sa préface (p. 91) semble indiquer que les deux signatures d'Angeniundus et de Graphio, avec les qualifications dont elles sont accompagnées, lui ont donné lieu de ranger le diplôme tout entier parmi les documents apocryphes. Palgrave donne, d'après Sumneu's Canterbury, p. 47, un autre texte du même titre où les signatures, rangées dans le même ordre, ne sont accompagnées d'aucune qualilication. Il établit d'ailleurs (p. 214) que les documents anglo-saxons les plus contestés ont presque toujours eu pour base des actes authentiques, dont la sincérité originelle ne doit pas être révoquée en doute, par suite des anachronismes réels ou apparents qui résultent des amplifications ou des altérations postérieures. Presque tous les diplômes anglo-saxons que nous lisons encore sont énergiquemenl conlirmés. selon lui, par ce qu'il appelle leur évidence intérieure. Ces chartes s'a|)puient sur l'histoire qui à son tour s'appuie sur elles : elles se confirment ainsi mutuellement.