‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 199 sur 244 · Henu. Huntingdon, III, 18G, éd. Savile · texte numérisé non relu

Henu. Huntingdon, III, 18G, éd. Savile

(( se lever pour nous maintenant, combien donc ne « nous méprisera-t-il pas quand nous lui serons sou- (( mis ! » Ils devinrent dès lors intraitables et s'étudièrent à le contredire en tout. Pas plus qu'à la première conférence , l'archevêque ne fit aucun effort pour leur faire reconnaître son autorité personnelle. Constatons , à l'honneur de cette race entêtée et de ce clergé rebelle , mais fervent et généreux , qu'Augustin ne leur reprocha aucune de ces dérogations à la pureté de la vie sacerdotale que quelques auteurs leur ont imputées^ . Avec une modération scrupuleusement conforme aux instructions du Pape , il réduisit à trois points toutes ses prétentions, ce Vous (( avez , )) leur dit-il , « beaucoup de prati(jues con- (.(. traires à notre usage , qui est celui de l'Église (( universelle; nous les admettrons toutes sans (( difficulté si seulement vous voulez me croire (( sur trois points : de célébrer la Pâque en son (( temps , de compléter le sacrement du baptême, (( selon l'usage de la sainte Église romaine ' , et de

1 Bede, V, 18. — Cf. GiLDAS, deExcidio, p. 23. — Dœllinger croit qu'il s'agit loiàQ^suhintrodiictx, si souvent dénoncées etipoursuivies par les conciles. Il rappelle d'ailleurs que les prêtres bretons seuls ont été l'objet de ces accusations^ qui n'ont jamais atteint le clergé des autres branches de l'Église celtique. Mais M. Varin, dans son second mémoire, p. 100, suggère une variante lumineuse, appuyée, d'ailleurs, sur l'autorité d'un ancien manuscrit. ]1 veut lire : « Plura ecclesiasticae caritati{diW. lieu de castitatï) et paci contraria gerunt. »

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