I Corinth., v
n'était que conforme aux usages de plusieurs races teutoniques ' ; mais le cas avait été prévu et formellement interdit dans la réponse de Grégoire à la consultation d'Augustin sur les coutumes matrimoniales des Saxons. Ce n'était pas son seul crime. Il se livrait à de tels accès de fureur, qu'on le regardait comme aliéné et possédé du démon. Mais son exemple suffit pour entraîner dans Fapostasie ceux qui n'avaient embrassé la foi et la chasteté chrétiennes que par crainte ou par complaisance pour leur roi Ethelbert.
La tempête qui menaçait d'engloutir la nouvelle chrétienté devint de plus en plus formidable lorsque la mort du roi Sebert, neveu d'Ethelbert et fondateur de Westminster, mit à la tête du royaume d'Essex ses trois fils qui, eux aussi, comme le fils du roi de Kent, étaient restés païens. Ils se mirent aussitôt à pratiquer publiquement l'idolâtrie qu'il avaient un instant interrompue du vivant de leur père, et donnèrent pleine liberté à tous leurs sujets d'adorer les idoles. Cependant ils allaient encore assister quelquefois aux cérémonies du culte chrétien, et un jour que l'évêque Mellitus distribuait en leur présence la communion aux fidèles, ils lui dirent dans la naïveté de leur orgueil barbare : « Pourquoi ne nous (( offres-tu pas de ce pain si blanc que tu donnais à