‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 23 sur 244 · IlicEMARCH, éd. Rees, p. 119. — Giraldus, p · texte numérisé non relu

IlicEMARCH, éd. Rees, p. 119. — Giraldus, p

expression de surprise ou d'indignation. Le scribe Paulinus, dont le nom indique une origine romaine et que Ton sait avoir été disciple de saint Germain d'Auxerre, fut chargé dcl'éducation du jeuneDavid, qni fut aussi prolongée et aussi complète quepossible' , Il sortit de ses mains revêtu du sacerdoce et voué à une sorte de vie monastique qui n'excluait ni des voyages perpétuels, ni une grande action sur les hommes et leschoses du dehors. On constate la double influence qu'il sut exercer sur ses compatriotes, en dirigeant les uns vers la vie cénobitique, en armant les autres des vertus et des enseignements propres à les faire triompher des dangers de la vie séculière. C'est par ce dernier côté qu'il diffère de sonillustre contemporain saint Benoit, dont il se rapproche par tant d'autres traits. Comme Benoît, il fonde, presque à la fois, douze monastères ; comme Benoît, il voit des femmes éhontées provoquer, par leurs voluptueux ébats, la chute de ses jeunes disciples; comme Benoît, des traîtres, au sein même de sa propre communauté, tentent de l'empoisonner-. Enfin, comme Benoît, il impose à ses religieux une règle qui proscrit sévèrement le pécule et fait une obligation stricte du travail manuel et intellectuel. Le travail agricole était si rigoureux, que les moines gallois devaient non seu-

Page 1