Publié et traduit par Ri:iiS, op. cit
tantseslévriersavecdesmots5rta70//s ; a Prenez vite,» dit-il à ses compagnons, (c vos habits et vos chans- (( sures et partons, car la nation de cet homme a un (( langage étranger et qui m'est abominable : ils (( vont nous envahir et nous déposséder à jamais. » Ces anecdotes familières de la vie du moine Beino, comme le martyr de Cadoc, le sage et le moine patriote, par la main des Anglo-Saxons, démontrent l'invincible antipathie qui élevait comme im mur infranchissable entre les âmes des Bretons et des Saxons, plus d'un siècle et demi après l'arrivée de ces envahisseurs païens en Bretagne. Le fécond et généreux génie de la race celtique, dominé par cette répugnance patriotique, par le trop légitime ressentiment des violences et des sacrilèges de la conquête, se trouvait ainsi réduit à l'impuissance pour la grande œuvre de la conversion des Anglo- Saxons au christianisme. Non seulement on ne cite pas un seul effort tenté par un pontife ou un religieux breton pour prêcher la foi aux conquérants; mais le grand historien de la race anglo-saxonne constate expressément qu'il y avait chez les Bretons de la grande île un parti pris de ne jamais révéler les vérités de la foi à ceux dont ils étaient condamnés à subir la domination ou la cohabitation, et comme une résolution vindicative, quand même ils deviendraient chrétiens, de les traiter en païens