‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 49 sur 244 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

La jeunesse de Columba et sa vie monastique en Irlande.

Les biographes de Columba. — Ses divers noms. — Son origine royale; les rois suprêmes de l'Irlande : les ONeill et les O'Donnell; Hugues le Rouge. — Naissance de Columba; vision de sa mère. — Son éducation monastique; jalousie de ses camarades : Kiéran; les deux Finnian; lécole de Clonard. — Vision de l'ange gardien et des trois fiancées. — L'assassin d'une vierge frappé de mort par la prière de Columba. — Son influence précoce en Irlande; ses fondations monastiques, surtout à Durrow et à Derry; son chant en l'honneur de Derry. — Son goût pour la poésie; ses relations avec les bardes voyageurs. — 11 est luiinôme poète, mais surtout grand voyageur et querelleur. — Il a !a passion des manuscrits. — Longarad aux jambes velues et les livres à sacoches. — Contestation sur le psautier de Finnian ; jugement du roi Diarmid, fondateur de Clonmacnoise. — Protestation de Columba; il s'enfuit enchantant \e Poème de la Confiance et suscite la guerre civile. — Bataille de Cul-Dreimhne ; le Catliac ou Psautier des batailles. — Synode de Teltown ; Columba y est excommunié. — Saint Brendan se prononce pour Columba, qui consulte plusieurs anachorètes, entre autres Abban ; dans la Cellule des Larmes. — Le dernier de ses confessseurs , Molaise, le condamne à l'exil. — Douze de ses disciples le suivent dans l'exil; dévouement du jeune Mochonna. — Récits contradictoires sur les quarante premières années de la vie de Columba.

Saint Columba, l'apôtre et le héros monastique de la Calédonie, a eu le bonheur d'avoir pour his-

Ur-l JEUNESSt:

torieii un autre moine, presque son eontemporain, et qui a fait de sa biographie une œuATe aussi curieuse qu'édifiante. Adaninan, le neuvième successeur de Columba comme abbé de la principale de ses fondations à loua, était en outre son parent. Né un quart de siècle après lui, il avait vu dans son enfance ceux qui avaient conversé avec Columba et recueilli ses derniers soupirs ' ; il écrivait à la source, là même où son glorieux prédécesseur avait dicté ses dernières paroles, entouré de sites et de souvenirs qui portaient encore l'empreinte de sa présence ou qui se rattachaient aux incidents de sa vie. Tout en reproduisant presque textuellement un récit antérieur rédigé par un autre abbé d'Iona-, Adamnan Fa complété par une foule de récits et de témoignages recueillis avec un soin scrupuleux, et dont l'ensemble, malheureusement dépourvu de tout ordre chronologique , forme un des monuments les plus vivants, les plus attrayants et les plus authentiques de l'histoire chrétienne ^

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