Vita S. Abbani, ap. Colgan, lib. I, p
zèle contre les guerroyeurs et les perturbateurs de la paix publique : on l'avait vu tantôt se jeter entre deux chefs en guerre l'un contre l'autre au momoment où leurs lances s'entre-croisaient sur leurs poitrines* , tantôt marcher seul et désarmé à la rencontre d'un des plus redoutables pillards de l'île, encore païen et de race souveraine, lui faire tomber les armes des mains, et transformer en chrétien, puis en moine, le bandit royal dont l'arrière-petitfds nous a conservé cette histoire^. Quand Columba l'eut rejoint, il lui dit : ce Je viens te supplier (( de prier pour les âmes de tous ceux qui ont péri « dans cette guerre récente, que j'ai suscitée pour (( l'honneur de l'Église . Je sais que par ton inter- (( cession elles pourront obtenir miséricorde, et je (( te conjure de t 'enquérir de la volonté de Dieu à « cet égard par cet ange que tu entretiens chaque (( jour. » Le vieux solitaire, sans rien reprocher à Columba, résista longtemps par modestie à ses importunités, mais finit par céder, et, après avoir prié , lui donna l'assurance que ces morts jouiraient du repos éternel ^ .
Rassuré sur le sort des victimes de son emporte-