O'DONNELL, lib. III, c
élevée de l'enceinte monastique. Jusqu'à l'âge de soixante-seize ans, il y coucha sur la dure et sans autre oreiller qu'une pierre. Cette hutte lui servait à la fois d'oratoire et de cabinet de travail. C'était donc là qu'il se livrait à ces oraisons prolongées qui excitaient l'admiration et presque la frayeur de ses disciples. C'était là qu'il rentrait après avoir partagé le labeur agricole de ses moines\ sans distinction, comme le dernier d'entre eux, pour consacrer le reste de son temps et de ses forces à l'étude de l'Écriture sainte et à la transcription des textes sacrés. Cette transcription fut, jusqu'à son dernier jour, l'occupation de sa vieillesse après avoir été la l)assion de ses jeunes années ; elle exerçait sur lui un tel attrait et lui paraissait si essentielle à la propagation de la vérité, qu'on a pu lui attribuer, comme nous l'avons déjà dit, trois cents exemplaires des saints Evangiles copiés de sa main.
C'était encore dans cette hutte qu'il recevait avec une infatigable patience les visiteurs qui bientôt affluèrent auprès de lui, si nombreux, quelquefois si importuns, et dont il se plaignait doucement, comme de cet indiscret qui en voulant l'embrasser, renversa gauchement son enci-ier sur le bord de son vêtement" .
Ces importuns n'étaient pas de simples curieux ;
J. O'DoNNELL, Vitaquinta, m, 37, 39.