Palgrwe, hHse and progress ofthe English commomvealth
sont d'accord pour leur reprocher la promiscuité incestueuse de leurs ménages et jusqu'à Fanthropophagie^ ; tous expriment l'horreur qu'inspiraient aux sujets de l'Empire ces monstres humains qui devaient leur dernier nom de Pietés à Tusaûe de marcher au combat tout nus, en découvrant ainsi leurs corps tatoués, comme ceux des sauvages de l'océan Pacifique, de dessins bizarres et de couleurs diverses. Ce fut néanmoins au sein de ces formidables adversaires de la foi et de la civilisation que Ninian ne craignit pas de s'aventurer. Il dépensa les vingt années qu'il lui restait à vivre en efforts infatigables pour les initier à la lumière d'en haut , pour les ramener du cannibalisme au christianisme, lui, le fils et le représentant de cette race bretonne, qu'ils étaient accoutumés depuis plus d'un siècle à massacrer, à dépouiller et à mépriser, et cela au moment même où l'Empire romain, représenté par Honorius, abandonnait la Bretagne à ces implacables dévastateurs (411).
Il ne reste malheureusement aucun détail authentique sur sa mission-, aucun trait qui rappelle.
Tome I, p. 419. — Ceci n'est vrai, du reste, que des Pietés, car les Scots venaient incontestablement d'Irlande, la Scotia du moyen âge.