‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 3)Chapitre 9 sur 244 · Voir surtout saint Jérôme, in Jovinianum, lib. II · texte numérisé non relu

Voir surtout saint Jérôme, in Jovinianum, lib. II

2. Les Bollandistes (die 16Septembr.) n'admettent pas l'authenticité de la vie de Ninian, écrite au douzième siècle par le saint abbé /El-

même de très loin, la mission si nettement caractérisée de son successeur saint Columba, Tapôtre des Pietés du Nord, un siècle et demi plus tard (o62-o97). Nous savons seulement qu'il réussit à fonder, au sein des races pietés, une chrétienté qui ne fut plus extirpée; puis que, franchissant les limites assignées par Agricola et Antonin à la domination romaine au temps de sa plus grande splendeur, il alla prêcher la foijusqu'au pied de ces monts Gram pians, où le beau-père de Tacite avait gagné sa dernière et infructueuse victoire V Nous savons que sa mémoire est restée en bénédiction chez les descendants des Pietés et des Scots et que de nombreuses églises consacrées sous son vocable conservent aujourd'hui même le souvenir du culte que lui voua la reconnaissance de la postérité' ; nous savons enfin que, déjà septuagénaire, il revint mourir dans son monastère de la Maison-Blanche (432), après avoir passé les derniers temps

red, laquelle ne contient que des miracles comme il s'en trouve partout, sans aucun trait spécialement caractéristique.

1. Ipsi australes Picti, qui infra eosdem montes habent sedes... relicto errore idololatriae , fidem veritatis acceperant, prœdicante eis verbum Ninia episcopo. Bede, 111^4.

2. Même au delà des monts Grampians : à l'endroit où le Glen-Urquhart débouche sur le LochNess, et où saint Columba (voir plus loin, liv. XI, chap. iv) alla visiter un vieux Picte mourant, on voit une chapelle ruinée qui porte le nom de Saint-Ninian, d'où lonpeut supposer que sa mission avait dépassé la frontière qui lui est ordinairement assignée.

de sa vie à se préparer au jugement de Dieu dans une caverne, laquelle se voit encore à mi-côte d'une haute et blanche falaise de cette plage du Galloway que battent sans cesse les flots impétueux de la mer d'Irlande'.

Dans cette église primitive de Bretagne, si cruellement éprouvée par les païens du Nord et de l'Est, par les Pietés et les Saxons , il y avait bien d'autres monastères que celui deNinian à White-Horn. Toutes les églises chrétiennes de ce temps étaient pourvues d'institutions cénobitiques, et Gildas, le moins suspect des annalistes bretons, ne laisse aucun doute à cet égard pour la Bretagne". Mais l'histoire n'en a gardé aucun souvenir détaillé. En dehors de la Gambrie dont il va être parlé un peu plus loin, la seule grande institution monastique dont le nom ait triomphé de l'oubli se rattache à la légende plutôt qu'à l'histoire, mais elle a occupé une trop grande place dans les traditions religieuses du peuple anglais pour qu'il soit permis d'en omettre une mention rapide. Il fut un temps où les nations catholiques aimaient à se disputer la préséance et l'ancienneté dans la profession de la foi chrétienne, et

1. Lives of the English saints. 1845, n» XIII, p. 131. — OldStatisiical Account of Glasserton, cité par Stuaut, Sculptured Stones ofScotland, t. II, p. lxxxviii.

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