Adamn., II, U
■ 2. Adamn., II, 32. — Rede constate qu'il y avait cinq langues différentes employées dans la Grande-Bretagne et les compare aux cinq livres du Pentaleuque : Anglorum videlicet (c'est-à-dire les Anglo- Saxons), Britonum, Scottorum, Pictorum et Lalinorum quse medi-
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Sa parole n'en était pas moins efficace, bien que partout contrecarrée par les exhortations en sens contraire ou les dérisions des prêtres païens. Son naturel passionné, aussi prompt à l'amour qu'à la colère, se faisait jour à travers ses prédications apostoliques comme naguère dans les luttes de sa jeunesse ; et bientôt se formaient entre lui et ses néophytes des liens d'une tendresse intime, active et que l'on n'invoquait jamais en vain. Un Picte qui, l'ayant entendu prêcher par interprète, s'était converti avec sa femme et toute sa famille, devint son ami et recevait souvent sa visite. Un des fils du nouveau converti tomba mortellement malade ; les druides profitèrent de ce malheur pour afier chez les parents désolés leur reprocher la maladie de leur enfant comme le châtiment de leur apostasie et vanter la puissance des anciens dieux du pays, si supérieure à celle du Dieu des chrétiens. Columba, prévenu, accourut auprès de son ami ; quand il arriva, l'enfant venait d'expirer. Après avoir consolé de son mieux le père et la mère, il demande à entrer seul dans le réduit où repose le corps de l'enfant. Là, il s'agenouille et prie longtemps tout bai-
latione Scripturarum cœleris omnibus est facta communis. Hist. EccL, 1, 1. — Ce texte, si important pour l'histoire de la philologie, ne l'est pas moins pour constater à quel point la connaissance de l'Écriture sainte était dès lors répandue chez les peuples catholiques.
CHEZ LES SCOTS ET LES PIGTES. iS:\
i>iié de larmes. Puis, se relevant, il dit : « Au nom du Seigneur Jésus-Christ, reviens à la vie et lèvetoi. » A l'instant l'âme revient vivifier le "corps de l'enfant. Columba Taide à se lever, raffermit ses pas, le conduit hors de la cabane et le rend à ses parents. La vertu de la prière était aussi invincible chez notre saint, dit Adamnan, que chez Élie et Elisée dans l'ancienne loi, ou dans la nouvelle chez saint Pierre, saint Paul et saint Jean'.
Tout en prêchant ainsi la foi et la grâce par l'intermédiaire d'un traducteur, il savait reconnaître, admirer et proclamer, jusque chez ces peuplades sauvages, les lumières et les vertus de la loi naturelle. Il en discernait les rayons chez tel auditeur inconnu, à l'aide du don surnaturel de lire dans le secret des cœurs et dans la nuit de l'avenir, qui se développa de plus en plus en lui à mesure que s'étendait sa carrière apostolique. Un jour, pendant qu'il évangélisait l'île principale des Hébrides, et la plus voisine du continent", il s'écria tout à coup : a Mesfds, aujourd'hui même A^ous allez voir arriver (( dans cette île un vieux chef de cette nation des (( Pietés qui a gardé fidèlement toute sa vie les pré-