Moore's Histonj of Ireland, 1. 1, c. 12, p
rois, fui chargé de trancher le ditlér end. Selon quelques auteurs irlandais, l'abbé d'Iona, au moment décisif, refusa de se prononcer, mais se déchargea sur un autre religieux, saint Golman, du soin de prononcer l'arrêt . Toujours est-il que le monarque d'Irlande renonça à toute suprématie sur le roi des Dalriadiens de V Albanie, comme on qualifiait alors l 'Ecosse. L'indépendance et l'imumnitéde tout tribut furent garanties aux Scots albaniens, qui de leur côté promirent à leurs compatriotes irlandais une hospitalité et une alliance perpétuelles ' .
Columba intervint encore à l'assemblée de Drumceitt dans une cause qui dut lui tenir au cœur presque autant que Findépendance de la royauté et de la colonie scotique dont il était devenu le chef spirituel. Il ne s'agissait de rien moins que de l'existence d'mie corporation aussi puissante et plus ancienne, plus nationale, que le clergé lui-même ; il s'agissait de ces bardes, à la fois poètes et généalogistes, historiens et musiciens, dont le grand rôle et l'ascendant populaire sont un des traits les plus caractéristiques de l'histoire d'Irlande. La nation tout entière, toujours éprise de ses traditions, de son antiquité fabuleuse, de ses gloires locales et domestiques, entourait de son ardente et respectueuse sympathie les hommes qui savaient revêtir d'une parure poétique tous lesensei-