Ms. irlandais cité par Reeves, p. lxxvi, note
Aïdan présidèrent aux travaux de l'assemblée, qui se prolongèrent pendant quatorze mois, et dont le peuple irlandais, le moins oublieux des peuples du monde, a célébré pendant plus de mille ans la mémoire.
Les seigneurs et le clergé y campèrent, pendant toute la durée de ce parlement (575), sous la tente, comme des soldats ^ . La plus importante des questions à débattre fut celle sans doute du tribut exigé du roi des Dalriadiens. Il ne semble pas que le monarque irlandais ait exigé ce tribut pour le nouveau royaume fondé par la colonie de ses anciens sujets, mais bien pour cette portion de l'Irlande même qui forme aujourd'hui le comté d'Antrim, d'où étaient partis les colons dalriadiens, et qui était restée k^ patrimoine héréditaire de leur nouveau roi -. C'était précisément la position où se trouvèrent, cinq siècles plus tard, à l'égard des rois de France, les princes normands devenus rois d'Angleterre en restant ducs de Normandie. Columba, l'ami des deux
1. Condictumregum. Ad4mn. — Lynch, op. cit.,c. 9. — Colgan, qui vivaiten 1645, racontequele site de l'assemblée était encore alors fréquenté par de nombreux pèlerins, et qu'on y célébrait autrefois, le jour de la Toussaint, une procession : cum summo omnium vicinarum partium accursu. Acta sanctorum Hihernix, 1. 1, p. 204. — On voit encore cet emplacement sur un tertre de l'endroit appelé RoO- P«r/i;,présNe\vtown Limavaddy, au comté de Londonderry, Reeves, p. 37.