‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 116 sur 219 · BuLTEAu, Histoire monastique d'Orient, p · texte numérisé non relu

BuLTEAu, Histoire monastique d'Orient, p

2. FÉNELON. — Albert de Broglie, l'Église et l'Empire, iv,p. 273.

toire du Fils divin de la Vierge sur la déesse mère de l'Amour que le séjour d'Hilarion à Paplios. Le moine austère, dont la jeunesse n'avait été qu'une longue et triomphante lutte contre la volupté, resta deux ans aux portes de cette ville, si chère à la poésie erotique, pendant que les chrétiens de l'île affluaient autour de lui et lui amenaient des possédés à guérir . Il alla ens*iiter gagner une retraite plus solitaire, auprès des ruines d'un temple antique, sans doute consacré à Vénus, où il entendait nuit et jour rugir les voix de toute une armée de démons, impatients du joug que le soldat de la chasteté et de la prière venait imposer à leurs anciens sujets. Ces clameurs nocturnes le réjouissaient fort, car il aimait, disait-il, à voir ses ennemis en face ^ .

Ce fut là qu'il mourut octogénaire, en résimiant sa vie dans ces paroles connues : « Sors donc, mon (( âme, sors : qu'as-tu à craindre? Il y a bientôt (( soixante et dix ans que tu sers le Christ, et tu « craindrais de mourir î »

Aujourd'hui encore le peuple cypriote, confondant dans ses souvenirs les légendes du bien et du mal, les victoires de l'âme et les triomphes des sens, décerne aux ruines d'un des châteaux forts construits par les Lusignan, qui dominent leur île,

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