‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 146 sur 219 · Epist · texte numérisé non relu

Epist

2. Illustreni familiam, alti sanguinis deciis, et stemmata per proconsules et piœfectos preetorii decurrentia... Propter setatem etantiquitatem fatnilite, et insignem, quod maxime virisplacere consuevit, decorem corporis... S. Hikuon., epist. 16, ad Principiam, cl.

3. Tillemont voit dans Asella la sœur de Marcella; mais M. l'abbé

EN OCCIDENT. lo9

cette élite d'illustres matrones qui la prennent poui* guide et pour oracle. Elle étonne le saint docteur par sa science des saintes Écritures, elle le fatigue par sa soif d'en savoir toujours plus qu'il ne peut lui en enseigner ; elle lui fait craindre de trouver en elle un juge plutôt qu'un disciple \ Dans son palais du mont Aventin, elle réunit, sous la présidence de ce géant de la controverse, les plus doctes d'entre les chrétiens et les plus pieuses d'entre les patriciennes, pour se fortifier et s'éclairer mutuellement. Après avoir ainsi donné la première à Rome la vrai modèle de la veuve chrétienne, elle passe ses trente dernières années dans sa villa suburbaine transformée en monastère, et là, en l'absence de Jérôme, et pendant les fâcheuses luttes qui éclatèrnt entre lui et Ruiin sur les doctrines d'Origène, elle devient à Rome l'appui de l'orthodoxie, l'inspiratrice et l'auxiliaire du pape Anastase".

Vers le même temps (394) une dame romaine de la première noblesse, Furia, dont le nom indique sa descendance du grand Camille, étant restée veuve, jeune et sans enfants, s'adressait à Jérôme pour

Lagrange, dans sa récente et 'mlévessdiiile Histoire de sainte Paule, a prouvé, d'après les lettres mêmes de saint Jérôme, que Marcella était fille unique.

1. S. HiEuoN., Prœf. in Epist. Paul. ad. Galat. — Td., epist 16, ad. Princip., c. 7.

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